P. Gerson Galvino
Martinopolis - SP, (Brasile), 15 settembre 1946
Campinas - SP, (Brasile), 29 ottobre 1990
Lavorò in Brasile e 7 anni in Zaire. Di 44 anni. Sepolto a Centenario do Sul
L'impressione di quanti sono stati con lui è unanime: era un uomo mite, ma impegnato nella vita; era sempre pronto ad aiutare, e si adattava alle situazioni più difficili.
Queste qualità le sviluppò in famiglia e lo resero sensibile all'ideale missionario quando si trovò in contatto con i Missionari Saveriani, in particolare col p. Aurelio Basso, a Centenario do Sul dove s'era trasferita la sua famiglia.
A 14 anni chiese d'essere accettato come aspirante missionario ed entrò nel nostro seminarietto di Jaguapità. Per gli studi teologici fu inviato a Parma nel 1968, purtroppo senza una conoscenza della lingua italiana. La sua timidezza non lo aiutò a superare le difficoltà d'un ambiente tanto differente dal suo, e dovette tornare in Brasile.
Fu il primo saveriano brasiliano ordinato sacerdote (1973). Fece il rodaggio dell'attività pastorale come aiutante nella parrocchia e nel seminario nostro di Larangejras do Sul. E di là chiese d'essere inviato in missione. Compiuto un corso di lingua francese, partì per lo Zaire nel 1980.
Un anno dopo era già parroco della missione di Mboko (dioc.di Uvira) sulla riva del lago Tanganika. Tra i Bembe-Fizi si trovò bene.
Scriveva: "Mi sento felice in mezzo a questa gente semplice ed amica". E a un altro amico diceva: "Qui sto vivendo gli anni migliori del mio sacerdozio". Tutti gli volevano bene per la sua dedizione instancabile, e anche per il colore della pelle simile a quello dei Bembe. Però non gli piaceva essere considerato uno zairese. Ciò nonostante era in armonia con tutti, anche con la curiosa comunità missionaria di Mboko composta da lui, brasiliano, da un italiano, uno statunitense, due suore olandesi e due zairesi.
Richiamato in Brasile nel 1987, gli fu affidato il nostro seminario di Londrina.
La sua vita si concluse troppo presto, tragicamente in un incidente d'auto il 29 ottobre 1990. Aveva 44 anni. Era con lui il p. Wagner dos Santos.
Fr. Gerson Galvino
Martinopolis - SP, (Brasile), 15 settembre 1946
Campinas - SP, (Brasile), 29 ottobre 1990
Fr. Gerson Galvino died in a tragic car accident on Oct. 29 1990, near Campinas (Sâo Paolo – Brazil). With him was Fr. Wagner Dos Santos. An oncoming truck struck them frontally, and the car caught fire. Fr. Gerson was 44 years old, born at Martinòpolis (Sâo Paulo – Brazil) on Sept. 15 1946.
He joined the Xaverians at Jaguapità when he was 14 years old, inspired by the frequent contact with them, and in particular with Fr. Aurelio Basso, at Centenario do Sul. He was a humble man, committed in living a life of service, even in difficult situations. Br. Masseroni remembers: “The youths and young adults esteemed him greatly for his simplicity, his orderly behavior, and especially his ability to listen. He was probably not among the brightest in the class, but he applied himself to studying and willingly helped the weakest. His advantage was a sweet and sensitive character, a quiet way of talking (for he never raised his voice), thus creating an easy environment.”
He did the Novitiate year at Londrina, where he professed religious vows on March 7 1966. In 1968 he continued his studies at the Mother House in Parma, but the little knowledge of Italian and his shy character made it difficult for him to adjust to the new situation, and had to return to Brazil to complete his theology. He was ordained priest on June 30 1973, thus the first Brazilian Xaverian priest. One interesting event from his Ordination: “In the middle of the night (June 30 – July 1 1973), some of the faithful from the Presbyterian church at Centenario do Sul approached the parish house, and sang some ecumenical serenades under the window of the newly-ordained Fr. Gerson. The Rev. Nelson and his violin accompanied the songs, all of them appropriate for this event, to the positive amazement of the Catholics in the city.” (From Notibrasa, July 1973).
He soon began his pastoral ministry as an associate of the parish of Laranjeras do Sul, and as help to the seminary. He asked to be sent overseas, and after a year of French studies, he reached Zaire in 1980. A year later, he was parish priest of Mboko (Diocese of Uvira) on the banks of the river Tanganika, among the Bembe-Fizi. He wrote: “I feel blessed to be among this simple and friendly people… These are the best years of my priesthood.” People loved him for his untiring dedication among the Bembe, his ability to establish contacts with everyone. He also lived in a characteristic “religious community” made up of Xaverians (one from Brazil, the other from Italy, the third from USA), two Dutch sisters, and two Congolese sisters.
As he returned back to Brazil in 1987, he was in charge of the seminary of Londrina. Unfortunately, his life was cut short by the tragic car accident with Fr. Wagner dos Santos, near Campinas, as they were going to attend a meeting of the Mission Vocation directors.
"The people of Brazil remembered him with love and care: 'He was truly a holy priest,' they would say. The Xaverian congregation has lost a great missionary. The Archbishop of Londrina was right in reminding the people during the funeral homily that 'Fr. Gerson was a person who loved deeply the Church'.” (Fr. Sozzi)
May he rest in Peace.
Père Galvino Gerson
Né à Martinopolis (Saint Paul – Brésil) le 15.09.1946
Décédé à Campinas (Saint Paul – Brésil) le 29.10.1990
44 ans. Missionnaire en RDC à Mboko
L’avis de ceux qui ont vécu avec lui est unanime : Galvino était un homme doux et engagé dans la vie ; il était toujours prêt à aider et il s’adaptait aux situations les plus difficiles. Il développa ces vertus dans sa famille d’origine et elles le rendirent sensible à l’idéal missionnaire quand il rencontra les Missionnaires Xavériens, en particulier le père Aurélien Basso, à Centenario do Sul, où la famille de Galvino avait déménagé.
A l’âge de 14 ans, il demanda à être accepté comme aspirant missionnaire et il entra au petit séminaire de Jaguapità. Pour les études théologiques, il fut envoyé à Parme en 1968. Le contact avec ce nouveau monde, bien différent de son milieu d’origine, ne lui fut pas favorable et il dut rentrer au Brésil. Il fut le premier xavérien brésilien ordonné prêtre. Après son ordination, qui eut lieu en 1973, il rendit service en paroisse et au petit séminaire xavérien de Larangejiras do Sul. Suite à sa demande d’être envoyé en mission, les Supérieurs l’affectèrent au Zaïre où il arriva en 1980.
Une année après, il devint curé de la mission de Mboko, dans le diocèse d’Uvira, au bord du lac Tanganyika. Il fut content de l’accueil que les Wabembe lui réservèrent :Je suis heureux parmi ces personnes simples et amies, écrivait-il. Il confia à un confrère : Ici, je suis en train de vivre les meilleures années de mon sacerdoce.Tous l’aimaient bien car il se dévouait inlassablement : il vivait en harmonie avec tout le monde, même avec la curieuse communauté de Mboko, formée d’un italien, d’un mexicain, de deux sœurs hollandaises et deux congolaises.
En 1987, il rentra au Brésil où il fut affecté au Séminaire Xavérien de Londrine. Sa vie sur terre prit fin trop tôt, tragiquement, dans un accident de circulation, le 29 octobre 1990. Dans ce même accident, mourut aussi le père Wagner dos Santos.
Kitimbwa Lukangakye Norbert, avant son ordination sacerdotale, rend ainsi témoignage de son accompagnateur spirituel, le père Galvino.
Je me souviens qu’à Mboko on t’appelait « notre neveu ». En effet, avec un corps blanc, tu avais des cheveux frisés comme les miens. Ainsi tout le monde croyait que ta maman devait être noire, africaine ou de racine africaine, notre sœur donc. Et toi, le fils de notre sœur, tu étais notre neveu.
Je me rappelle, Gerson, qu’à ton arrivée à Mboko, le P. Arrigoni qui était mon accompagnateur spirituel, devait partir. Aussitôt je t’ai choisi pour être cet ami avec lequel cheminer dans la recherche de ma vocation, cet ami à qui j’ouvrirai mon cœur pour lui permettre d’y lire avec moi la volonté de Dieu. Tu me conseillas de faire deux ans de stage, comme enseignant, avant de commencer ma formation chez les Xavériens, pour me permettre de mieux réfléchir. Maintenant je vois qu’ayant rencontré le Christ à l’âge de 15-16 ans et, étant issu d’une famille à majorité musulmane, tu avais raison de me demander de ne pas me presser et d’y aller doucement.
A Mboko, comme curé, tu n’as pas construit de bâtiments : ni école, ni chapelle. Et les chrétiens disaient : Il est pauvre ce neveu – prêtre, qu’est-ce qu’il peut construire ? Je me rappelle, Gerson, que tu m’avais donné un jour une chemise qui t’appartenait. Je sens encore que tu ne m’avais pas donné de ton superflu, mais que tu m’avais partagé de ton indigence et de ta simplicité. Mais, toi tu as construit et soigné des cœurs blessés. Tu as redressé des foyers en train de s’écrouler. A Mboko, tu n’as pas donné d’argent, mais tu as offert ton « toi », ton temps, ton attention, ta présence, ton amour, ton affection.
Par ta simplicité de vie tu as su être auprès des nécessiteux pour leur dire qu’ils sont les bien-aimés du Père. J’ai sous les yeux l’exemple de ma pauvre maman que, dans sa maladie et ses inquiétudes, tu as souvent consolée et écoutée et que tu as menée jusqu’à la rencontre avec le Christ par le baptême. Désormais, dans ses faiblesses humaines, elle demeure tournée vers Dieu.
Par ton insistance sur l’amour fraternel et le respect mutuel, je comprends que tu avais fait tiennes les paroles du Fondateur des Xavériens : « Aimez-vous comme des frères et respectez-vous comme des princes ». Et je voyais réalisées, dans ta vie, ces affirmations : tu aimais et respectais beaucoup tes confrères, les pères Diotto et Romero. Quand ils se reposaient, tu me disais : « Allons sur le sable, au bord du lac, là nous allons converser sans être dérangés et sans déranger. »
Gerson, avec moi tu étais très bon mais aussi ferme, rigoureux et formateur. Tu savais m’écouter et, en même temps, tu savais me dire : « Non ! » Maintenant je suis en train de voir les fruits de ces « Non ». Tu voulais que je grandisse, que j’apprenne à me gérer et à discerner.
Gerson, merci. Je te garderai dans mon cœur. Quand nous nous rencontrerons dans la Maison du Père, l’un dans les bras de l’autre, nous verserons des larmes de joie.(Kitimbwa Lukangakye, Yaoundé le 19.09.1993)
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