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Où vont les missionnaires xavériens en Afrique ?

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Où vont les missionnaires xavériens en Afrique ?

Le site de la DG a récemment publié un texte du confrère Armando Coletto. Il y posait cette question : « où vont les xavériens en Italie » ? Ses paroles ont poussé certains confrères à réagir. Je remercie Coletto pour les pistes de reflétions qu’il suggère. J’ose croire qu’elles inciteront les autres confrères à se poser la même question à partir de leurs lieux de mission.

Deux changements mentionnés dans le texte ont attiré mon attention : la géographie du monde xavérien et l’interculturalité. Il semble qu’on ne peut saisir ces changements comme des opportunités pour la mission qu’en élargissant la question du père Armando aux autres circonscriptions xavériennes. Voilà pourquoi je me la pose en lien avec la présence xavérienne en Afrique.  

Une mission des héritiers

De nos jours, nos circonscriptions d’Afrique sont desservies par un grand nombre des confrères majoritairement jeunes. Fils de la mission, ils continuent aujourd’hui la mission de leurs devanciers. Pour les héritiers, c’est à la fois une fierté et une responsabilité. Fierté, car ils se sentent liés à cette belle histoire de la mission qui a commencé timidement dans certains pays avec seulement quatre confrères. C’est le cas de la Sierra Leone. Mais qui dans la suite a vu naître de communautés chrétiennes très dynamiques et capables de s’évangéliser elles-mêmes. Responsabilité, car nous les jeunes devons œuvrer pour garder la belle image du missionnaire xavérien que nos aînés ont laissée : le missionnaire créatif, proche du peuple, au style de vie simple, habitant les périphéries…Certes il y a aussi l’image du missionnaire avec beaucoup d’argent, disposé à tout faire, moins regardant sur les questions de spiritualité, de liturgie…Être un héritier responsable signifie aussi apprendre à ne pas reproduire les erreurs du passé.  

Dès lors, la situation de nos confrères en Afrique confirme les propos du père Armando. Oui la carte géographique du monde xavérien a changé. Et ce changement est à accueillir avec gratitude au Maître de la moisson qui a permis que les jeunes congolais, camerounais, burundais, indonésiens…continuent la mission commencée par leurs confrères aînés italiens.

Un missionnaire ne meurt pas

Je viens d’une culture, les Bashi de l’Est de la RDC, où mourir sans enfants est le malheur le plus ignoble auquel l’homme peut faire face. Cet aspect de ma culture m’est venu à l’esprit en lisant les propos d’Armando. Il dit qu’en Italie « la peur de mourir a envahi les confrères ». Certes, la mort biologique fait partie du destin humain. En tant que telle, elle fait peur. Mais un missionnaire qui aurait peur parce qu’avec sa mort la mission aussi mourrait me paraît avoir oublié qu’il n’a pas été stérile. Il devrait s’interroger sur le sens de sa fécondité missionnaire. On parle parfois de la fécondité spirituelle !

En 2017, j’étais de passage en Italie pour participer au chapitre général. J’avais rencontré le curé de ma paroisse que j’avais connu à l’âge de 11ans. C’est lui qui m’avait présenté pour entrer à la propédeutique xavérienne à Panzi. Son nom était père Gianfranco Pessina, un barnabite italien. Je n’oublierai jamais la joie qu’il éprouvait en me présentant à ses confrères comme son jeune fils missionnaire en Sierra Leone. Lorsqu’on s’était séparé, il m’avait dit : « prie pour qu’un jour tu sois aussi un père d’un missionnaire et ainsi je deviendrai grand-père » ! Ses paroles manifestent qu’il avait conscience d’avoir été fécond. Il ne désespérait pas de l’avenir de la mission. Rien de nouveau dans cette croyance. L’histoire de la mission a toujours été ainsi. Notre congrégation n’échappe pas à cette règle.

Pour revenir à ma culture, je crois fermement que la mort du missionnaire ; du moins de celui qui a conscience de l’être ou de l’avoir été, n’est pas celle de quelqu’un qui est mort sans enfant. Un missionnaire ne meurt pas ! Sa mort n’est pas une mort infâme. Mon ancien curé est aujourd’hui décédé.  Mais lorsque je vois le nombre des jeunes qu’il a accompagné jusqu’à devenir des missionnaires eux-mêmes, je vois que sa vie a été féconde. Elle a porté beaucoup de fruits dont de milliers de personnes qu’il a engendré à la foi chrétienne. Il était fier de savoir que sa mission continuerait par ses héritiers. Je prie que cette fierté habite aussi nos confrères aînés. Beaucoup ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Je pense à mon ancien maître au noviciat Simoncelli qui nous disait : « à ma mort, j’avancerai fièrement avec mon frère Luigi ; devant de milliers de congolais que j’ai baptisés et que je présenterai au Seigneur ! »  Ses propos reflétaient le sens de la mission accomplie ! J’ai fait ma part et je laisse aux autres de continuer. J’espère que le souci de la mission des héritiers tienne aussi à cœur nos pères dans la foi. L’avenir des missionnaires xavériens en Afrique est aussi leur affaire !

De missionnaires interculturels ?

Le texte du confrère mentionne le changement interculturel comme caractéristique de notre monde. Il dit qu’on en parle trop sans en tirer les conséquences pratiques pour la mission. Merci Armando de nous le rappeler. On est aujourd’hui de plus en plus conscient du fait interculturel. Car le groupe majoritaire, les italiens, diminue. En réalité, nous avons toujours été interculturels. A mon avis, ce qui nous a fait défaut, c’est de n’avoir pas très tôt accueilli l’interculturalité comme une chance au service de la mission. On a hésité à traduire l’interculturalité dans les modes de vie de nos communautés et nos structures. C’est beau de voir que ce retard est en train d’être rattrapé. Aujourd’hui, le péché serait de vouloir perpétrer une seule manière d’habiter la communauté, de faire mission, d’exercer l’autorité…

Les circonscriptions xavériennes d’Afrique doivent beaucoup à celle de l’Italie. Sa situation actuelle peut les aider à penser autrement leur avenir. Un héritier avisé sait apprendre des erreurs de son père. Par exemple, certaines de nos missions en Afrique tendent à devenir « les missions des enfants du pays » trahissant ainsi la marque interculturelle qui nous caractérise comme xavériens. Dans certaines de nos communautés des héritiers on perpétue parfois le modèle la communauté religieuse calquée sur le mode de la famille restreinte.  Cela fait que ces communautés ne soient de lieux ouverts à tous où se forge une nouvelle fraternité missionnaire. Comment vouloir promouvoir « la famille charismatique et ne pas ouvrir nos maisons aux laïcs » ? L’idée africaine de la famille élargie, ne peut-elle pas aider la congrégation à réaliser le vœu de la famille charismatique ? Je crois oui. Comment se dire héritiers et vouloir reproduire la mission d’hier dans un monde qui connait les changements dont avec raison Armando ? Les aînés ont légué aux héritiers un nombre de paroisses dans les pays que nous connaissons. Quid du projet de la possibilité d’ouvrir d’autres présences missionnaires en Afrique surtout anglophone ? Doit-on attendre nos anciens pour y penser et agir ? Comment être missionnaires xavériens à l’ère de l’interculturalité ? Voilà une série de questions à laquelle on ne peut échapper au moment où les virus de la pastorale routinière, du nationalisme et du tribalisme ne font que défigurer la noble cause à laquelle nous a été appelé.  Un grand merci à Armando Coletto de nous y avoir incité.

Verso dove vanno i missionari saveriani in Africa?

Il sito della DG ha recentemente pubblicato un testo del confratello Armando Coletto. Egli poneva questa domanda: «Dove vanno i Saveriani in Italia»? Le sue parole hanno spinto alcuni confratelli a reagire. Ringrazio Coletto per gli spunti di riflessione che suggerisce. Oserei credere che essi stimoleranno gli altri confratelli a porsi la stessa domanda a partire dai loro luoghi di missione.

Due cambiamenti menzionati nel testo hanno attirato la mia attenzione: la geografia del mondo saveriano e l’interculturalità. Sembra che si possano cogliere questi cambiamenti come opportunità per la missione solo estendendo la domanda di padre Armando alle altre circoscrizioni saveriane. Ecco perché me la pongo in relazione alla presenza saveriana in Africa.

Una missione degli eredi

Oggi, le nostre circoscrizioni africane sono servite da un gran numero di confratelli, per lo più giovani. Figli della missione, essi continuano oggi la missione dei loro predecessori. Per gli eredi, questo è al tempo stesso un motivo di orgoglio e una responsabilità. Orgoglio, perché si sentono legati a questa bella storia della missione che è iniziata timidamente in alcuni paesi con soli quattro confratelli. È il caso della Sierra Leone. Ma che in seguito ha visto nascere comunità cristiane molto dinamiche e capaci di evangelizzarsi da sole. Responsabilità, perché noi giovani dobbiamo lavorare per mantenere la bella immagine del missionario saveriano che i nostri anziani ci hanno lasciato: il missionario creativo, vicino alla gente, dallo stile di vita semplice, che vive nelle periferie… Certo, c’è anche l’immagine del missionario con molti soldi, disposto a tutto, meno attento alle questioni di spiritualità, di liturgia… Essere un erede responsabile significa anche imparare a non ripetere gli errori del passato.

Pertanto, la situazione dei nostri confratelli in Africa conferma le parole di padre Armando. Sì, la mappa geografica del mondo saveriano è cambiata. E questo cambiamento va accolto con gratitudine verso il Maestro della messe che ha permesso ai giovani congolesi, camerunesi, burundesi, indonesiani… di continuare la missione iniziata dai loro confratelli italiani.

Un missionario non muore

Provengo da una cultura, quella dei Bashi dell’est della Repubblica Democratica del Congo, in cui morire senza figli è la sventura più infame che un uomo possa affrontare. Questo aspetto della mia cultura mi è tornato in mente leggendo le parole di Armando. Egli dice che in Italia «la paura di morire ha invaso i confratelli». Certo, la morte biologica fa parte del destino umano. In quanto tale, fa paura. Ma un missionario che avrebbe paura perché con la sua morte morirebbe anche la missione mi sembra aver dimenticato di non essere stato sterile. Dovrebbe interrogarsi sul senso della sua fecondità missionaria. A volte si parla di fecondità spirituale!

Nel 2017 ero in Italia per partecipare al capitolo generale. Avevo incontrato il parroco della mia parrocchia che avevo conosciuto all’età di 11 anni. Era stato lui a presentarmi per entrare alla propedeutica saveriana a Panzi. Si chiamava padre Gianfranco Pessina, un barnabita italiano. Non dimenticherò mai la gioia che provava nel presentarmi ai suoi confratelli come il suo giovane figlio missionario in Sierra Leone. Quando ci siamo salutati, mi ha detto: «Prega affinché un giorno anche tu sia padre di un missionario e così io diventerò nonno»! Le sue parole dimostrano che era consapevole di essere stato fecondo. Non disperava per il futuro della missione. Niente di nuovo in questa convinzione. La storia della missione è sempre stata così. La nostra congregazione non sfugge a questa regola.

Per tornare alla mia cultura, credo fermamente che la morte del missionario; almeno di colui che è consapevole di esserlo o di esserlo stato, non sia quella di qualcuno che è morto senza figli. Un missionario non muore! La sua morte non è una morte infame. Il mio parroco è oggi defunto. Ma quando vedo il numero di giovani che ha accompagnato fino a farne essi stessi dei missionari, vedo che la sua vita è stata feconda. Ha portato molti frutti, tra cui migliaia di persone che ha generato alla fede cristiana. Era orgoglioso di sapere che la sua missione sarebbe continuata attraverso i suoi eredi. Prego affinché questo orgoglio abiti anche i nostri confratelli anziani. Molti hanno dato il meglio di sé. Penso al mio ex maestro in noviziato, Simoncelli, che ci diceva: «Alla mia morte, avanzerò con orgoglio insieme a mio fratello Luigi; davanti a migliaia di congolesi che ho battezzato e che presenterò al Signore! » Le sue parole riflettevano il senso della missione compiuta! Ho fatto la mia parte e lascio agli altri il compito di continuare. Spero che la preoccupazione per la missione degli eredi stia a cuore anche ai nostri padri nella fede. Il futuro dei missionari saveriani in Africa è anche una loro questione!

Di missionari interculturali?

Il testo del confratello menziona il cambiamento interculturale come caratteristica del nostro mondo. Dice che se ne parla troppo senza trarne le conseguenze pratiche per la missione. Grazie Armando per avercelo ricordato. Oggi siamo sempre più consapevoli del fatto interculturale. Perché il gruppo maggioritario, gli italiani, sta diminuendo. In realtà, siamo sempre stati interculturali. A mio avviso, ciò che ci è mancato è stato non aver accolto molto presto l’interculturalità come un’opportunità al servizio della missione. Abbiamo esitato a tradurre l’interculturalità negli stili di vita delle nostre comunità e nelle nostre strutture. È bello vedere che questo ritardo si sta recuperando. Oggi, il peccato sarebbe voler perpetuare un unico modo di vivere la comunità, di fare missione, di esercitare l’autorità…

Le circoscrizioni saveriane dell’Africa devono molto a quella italiana. La sua situazione attuale può aiutarle a ripensare il loro futuro. Un erede avveduto sa imparare dagli errori del padre. Ad esempio, alcune delle nostre missioni in Africa tendono a diventare «le missioni dei figli del paese», tradendo così il segno interculturale che ci caratterizza come xaveriani. In alcune delle nostre comunità di eredi si perpetua talvolta il modello della comunità religiosa modellato sul modo della famiglia ristretta. Questo fa sì che queste comunità non siano luoghi aperti a tutti dove si forgia una nuova fraternità missionaria. Come si può voler promuovere «la famiglia carismatica e non aprire le nostre case ai laici»? L’idea africana della famiglia allargata non può aiutare la congregazione a realizzare il desiderio della famiglia carismatica? Credo di sì. Come possiamo definirci eredi e voler riprodurre la missione di ieri in un mondo che conosce i cambiamenti di cui parla giustamente Armando? Gli anziani hanno lasciato in eredità agli eredi un certo numero di parrocchie nei paesi che conosciamo. Che ne è del progetto di aprire altre presenze missionarie in Africa, soprattutto in quella anglofona? Dobbiamo aspettare i nostri anziani per pensarci e agire? Come essere missionari saveriani nell’era dell’interculturalità? Ecco una serie di domande alle quali non si può sfuggire in un momento in cui i virus della pastorale routinaria, del nazionalismo e del tribalismo non fanno altro che sfigurare la nobile causa alla quale siamo stati chiamati. Un grande grazie Armando Coletto per averci spinto a riflettere su questo.

Where are the Xaverian missionaries heading in Africa?

The General Direction’s website recently published an article by our confrere Armando Coletto. In it, he asked this question: ‘Where are the Xaverians going in Italy?’ His words prompted a reaction from some confreres. I thank Coletto for the avenues for reflection he suggests. I dare to believe that they will encourage other confreres to ask themselves the same question from their own mission fields.

Two changes mentioned in the text caught my attention: the geography of the Xaverian world and interculturality. It seems that we can only grasp these changes as opportunities for the mission by extending father Armando’s question to other Xaverian circumscriptions. That is why I am asking it in relation to the Xaverian presence in Africa.

A mission of the heirs

Today, our African circumscriptions are served by a large number of mostly young confreres. As sons of the mission, they are now continuing the mission of their predecessors. For these heirs, this is both a source of pride and a responsibility. Pride, because they feel connected to this fine history of the mission, which began modestly in some countries with just four confreres. This is the case in Sierra Leone. But which subsequently saw the emergence of very dynamic Christian communities capable of evangelising themselves. A responsibility, because we young people must work to preserve the fine image of the Xaverian missionary that our elders have left behind: the creative missionary, close to the people, with a simple lifestyle, living on the peripheries… Admittedly, there is also the image of the missionary with plenty of money, willing to do anything, less concerned with matters of spirituality and liturgy… Being a responsible heir also means learning not to repeat the mistakes of the past.

Consequently, the situation of our confreres in Africa confirms father Armando’s remarks. Yes, the geographical map of the Xaverian world has changed. And this change is to be welcomed with gratitude to the Lord of the harvest, who has enabled young people from the Congo, Cameroon, Burundi, Indonesia… to continue the mission begun by their older Italian confreres.

A missionary does not die

I come from a culture, the Bashi people of eastern DRC, where dying childless is the most shameful misfortune a man can face. This aspect of my culture came to mind as I read Armando’s words. He says that in Italy ‘the fear of dying has taken hold of the confreres’. Certainly, biological death is part of the human condition. As such, it is frightening. But a missionary who is afraid because, with his death, the mission too would die seems to me to have forgotten that he has not been barren. He should ask himself about the meaning of his missionary fruitfulness. We sometimes speak of spiritual fruitfulness!

In 2017, I was visiting Italy to take part in the General Chapter. I met my former parish priest, whom I had known since I was 11 years old. It was he who had recommended me for admission to the Xaverian preparatory course in Panzi. His name was father Gianfranco Pessina, an Italian Barnabite. I will never forget the joy he felt in introducing me to his confreres as his young missionary son in Sierra Leone. When we parted, he said to me: ‘Pray that one day you too will be the father of a missionary, and so I will become a grandfather!’ His words show that he was aware of having been fruitful. He did not despair of the mission’s future. There is nothing new in this belief. The history of the mission has always been like this. Our congregation is no exception to this rule.

To return to my own culture, I firmly believe that the death of a missionary—at least of one who is conscious of being or having been one—is not that of someone who has died childless. A missionary does not die! His death is not a disgraceful one. My former parish priest has now passed away. But when I see the number of young people he guided until they became missionaries themselves, I see that his life was fruitful. It bore much fruit, including the thousands of people he led to the Christian faith. He was proud to know that his mission would continue through his successors. I pray that this pride may also dwell in our senior confreres. Many have given the best of themselves. I think of my former novice master, Simoncelli, who used to say to us: “When I die, I shall walk proudly with my brother Luigi; before the thousands of Congolese whom I have baptised and whom I shall present to the Lord!” His words reflected the sense of a mission accomplished! I have done my part and I leave it to others to continue. I hope that concern for the mission of the successors is also close to the hearts of our fathers in the faith. The future of the Xaverian missionaries in Africa is their concern too!

Intercultural missionaries?

Our confrere’s text mentions intercultural change as a characteristic of our world. He says that we talk about it too much without drawing practical conclusions for the mission. Thank you, Armando, for reminding us of this. Today we are increasingly aware of the intercultural reality because the majority group, the Italians, is dwindling. In reality, we have always been intercultural. In my view, what we have lacked is not having embraced interculturality early on as an opportunity in the service of the mission. We have been reluctant to translate interculturality into the ways of life of our communities and our structures. It is wonderful to see that we are now making up for lost time. Today, the sin would be to insist on a single way of living in community, of carrying out the mission, of exercising authority…

The Xaverian circumscriptions in Africa owe a great deal to that of Italy. Its current situation may help them to rethink their future. A wise heir knows how to learn from his father’s mistakes. For example, some of our missions in Africa are tending to become ‘the missions of the sons of the land”, thereby betraying the intercultural character that defines us as Xaverians. In some of our communities of heirs, the model of the religious community modelled on the nuclear family is sometimes perpetuated. This means that these communities are not places open to all where a new missionary fraternity is forged. How can we seek to promote ‘the charismatic family’ and yet not open our houses to the laity? Could the African concept of the extended family not help the congregation to realise the vision of the charismatic family? I believe so. How can we call ourselves heirs and seek to replicate yesterday’s mission in a world undergoing the changes Armando rightly describes? Our elders have bequeathed to us a number of parishes in the countries we know. What of the prospect of establishing further missionary presences in Africa, particularly in the English-speaking side? Must we wait for our elders to think of this and take action? How can we be Xaverian missionaries in the age of interculturality? These are a series of questions we cannot avoid at a time when the viruses of routine pastoral care, nationalism and tribalism are only serving to disfigure the noble cause to which we have been called. Many thanks to Armando Coletto for prompting us to consider this.

Louis Birabaluge, Nogent-sur-Marne

p. Louis Birabaluge s.x.
22 May 2026
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