Il y a quelques années déjà quand je commençais la formation au sein de la famille xavérienne. Les premiers moments ont été marqués par la figure du saint Père Fondateur que notre Recteur présentait à travers des exposés et documentaires. Il nous avait remis le texte de la Lettre Testament en nous exhortant de le lire régulièrement. C’est sûr qu’à ce temps-là je ne comprenais pas encore la profondeur du contenu de la lettre. Cependant, j’avais continué sa lecture de manière ininterrompue au cours de l’année jusqu’au philosophat.
Aujourd’hui, je me rends de plus en plus compte que c’est un écrit très riche qui exprime l’attention et l’affection qu’avait notre cher père fondateur à l’égard de son jeune Institut. En la lisant avec attention et amour je me sens aux côtés du lui en train d’écouter les plus grands souhaits de son cœur. Par elle, je découvre qu’il était conscient d’avoir fondé une perle qui nécessitait la grâce de Dieu et la participation de tous afin de mieux répondre à l’appel du Seigneur.

J’ai commencé le noviciat à la veille de l’ouverture du jubilé des cent ans de la Lettre Testament. Des témoignages étaient si frappants que je m’étais décidé de la lire régulièrement. Pendant la retraite du début du noviciat, en plus des thèmes que le Maître proposait, je consacrais un bon temps pour méditer avec ce que j’appelle le « cœur » du fondateur. Je compris alors que tout était nouveau pour moi et il fallait revenir sur les mots, peser et comprendre la valeur de toutes les paroles. Je l’amenais à la chapelle et en chambre pour maîtriser, au moins, certaines expressions par cœur et je ne regrette pas d’avoir donné plus de temps à cette lecture. Actuellement, étant en possession des conférences du fondateur aux novices de 1921, un livre traduit de l’Italien par le Père Faustin Turco, notre Maître, je me dis, combien Mgr Conforti aimait bien tous ses fils ! Par ces deux documents précieux, je sens comme si, il me communiquait ce qui était plus cher à lui, sa propre vie. Et, je me dis, quel Xavérien serai-je si je ne vis pas vraiment de l’esprit de Conforti !
En effet, le contenu de la Lettre Testament ravive en moi plus de désir à consacrer ma vie au Seigneur comme Xavérien. A chaque fois que je la lis, elle me parle des expériences que je vis dans le présent, des dispositions concrètes à développer et des possibilités nouvelles pour vivre mieux mon noviciat. J’y trouve le souci d’un Père qui désire le bonheur de ses fils dans leur choix pour le Christ. Et, parce qu’il est convaincu de cette beauté à laquelle aspire tout Xavérien, il n’hésite pas de lire au cœur de chacun, les préoccupations les plus intimes et décide alors de les prévenir. C’est pourquoi il n’a pas cessé de rappeler, avec assurance, que le « Seigneur ne pouvait être plus bon envers nous. » (cf. LT 1)
Majoritairement, lorsqu’on parle de testament d’un père ici au Congo, d’aucuns pensent directement aux biens matériels légués par le défunt père. Rare des fois l’on garde ses dernières paroles. Toutefois, le testament d’un père garde son caractère sacré. Saint Conforti introduit sa lettre en invitant à exulter et à rendre grâce au Seigneur car il reconnait en ce signe la sainteté de l’œuvre à laquelle se consacrent et se consacreront ses fils. Par conséquent, une prise de conscience de l’importance de cet engagement s’avère incontournable. C’est en étant conscient de notre choix de vie que nous aurons besoin des forces toujours neuves, qu’inspire l’Esprit, pour réaliser les sublimes finalités de notre Institut. En cela je me sens de plus prêt concerné, moi qui suis au noviciat. Le fondateur m’annonce déjà que la profession des vœux religieux ne consiste pas en un simple jeu pour divertir, plutôt en un « engagement grave et solennel. » (cf. LT1) Je comprends alors que cela impliquera l’abandon de tout mon être entre les mains du Seigneur qui m’appelle malgré mes vulnérabilités.
Ce qui est beau est qu’il me rappelle que c’est le Christ qui m’a aimé le premier et m’invite à bruler de désir de lui appartenir de tout mon cœur. Chaque jour de mon noviciat, j’essaye de répondre à cet amour par un engagement libre, confiant et fidèle, aidé par mon Maître et tous mes formateurs. Appelé à aimer tout le monde, je reconnais qu’il sied d’accomplir le deuil de toutes les affections qui ralentissent mon don total au Seigneur et aux frères.
Par ailleurs, lorsque j’évalue la réalité pandémique, mes propres fragilités et de nombreux défis qui remettent en cause, aujourd’hui, le sens de la consécration religieuse, je trouve qu’il y a de bonnes raisons pour réfléchir intensément à mon cheminement. Etant jeune je me rends compte qu’il est plus facile d’écouter d’autres voix que celles qui m’aident à grandir dans la vertu. La tendance est souvent de vouloir me comparer à d’autres condisciples et collègues du secondaire qui ne sont pas impliqués directement dans mon cheminement vocationnel. Quand j’apprends qu’ils finissent déjà leurs parcours universitaires et certains qui commencent à travailler et à se marier, je me sens interpellé. Malheureusement, cela fait naître quelques fois des sentiments de ‘retard social’ et un complexe d’infériorité. D’où la suggestion de pouvoir aller chercher ailleurs et la tentation de ne pas admettre la beauté du don de la vocation que le Seigneur m’a fait.
En ce temps où j’expérimente de près les départs des condisciples, de grands amis avec lesquels j’ai partagé ma vie pendant ces premières années de formation, je me dis, « à quoi bon continuer ! » Cette question est fondamentale en ce moment précis où je suis appelé à confirmer mon choix pour le Seigneur et sa Mission. Toutefois, je me réjouis en relisant ces paroles du fondateur :
« Mais, par le fait même que la vie apostolique doublée de la vie religieuse soit à tout point de vue excellente, le Malin n’omet aucune tentative pour en éloigner ceux qui l’ont embrassée ou veulent l’embrasser. » (cf. LT3)
Le Malin cherche sans doute à trouver sa part dans cette tempête qui bouscule mon noviciat. Il suscite des incertitudes qui obscurcissent l’avenir et amoindrissent les possibilités d’être heureux dans cette famille qui m’aime déjà, en faisant prévaloir des peurs et des inconstances face à l’observance des vœux, etc. Il veut taire ainsi, ma confiance en Dieu. Le pire est qu’il veut me faire croire que je me suis trompé de chemin.
Mais alors, plus mon noviciat avance plus ma joie grandit. C’est un signe de la providence divine qui implore encore ma confiance. Mais il est beau de faire rebondir en mon cœur ces paroles de saint Conforti :
« Au moment du découragement ayons recours à Dieu par la prière, en confirmant notre détermination et en redoublant de fidélité dans l’accomplissement de nos devoirs, en nous rappelant les paroles de l’Apôtre qui devraient écarter de nous toute incertitude : ‘Que chacun demeure dans l’état où l’a trouvé l’appel de Dieu’ (1Co 7, 20) » (cf. LT3).
Par ces mots, il me paraît nécessaire d’admettre que le choix pour le Christ implique une confiance inébranlable en son amour, car les difficultés sont inhérentes à notre nature. C’est bien le Seigneur qui saisit les cœurs des personnes et les appelle à sa suite. Des grâces indispensables ne sauront pas manquer à ceux qui l’aiment et cherchent sans cesse sa volonté.
En fait, j’éprouve la joie d’avoir un esprit de foi vive qui m’aide à connaître et à aimer le Seigneur en prenant conscience du vrai sens du « oui » à lui donner. Ici, le témoignage de ma communauté est très lumineux. Des paroles de réconfort et d’encouragement ; un soutien mutuel et affectueux dans les services et apostolats ainsi que beaucoup d’autres témoignages d’une bonne fraternité m’aident à trouver des raisons pour croire en cet amour qui m’attire et me pousse à aimer davantage. Ces situations m’aident à bien fixer mon regard vers le Seigneur et d’attendre tout de lui car il ne déçoit jamais. Le mystère de la croix du Christ me fait alors découvrir la force de l’amour qui ne sait pas reculer devant les difficultés de la vie. Le fondateur me demande, à ce sujet, d’apprendre de notre Seigneur Jésus Christ, missionnaire du Père, pauvre, chaste et obéissant.
Par amour, il s’est anéanti en se vidant lui-même afin de donner la vie à une multitude. L’Esprit de Dieu priait en lui et l’a conduit à l’oblation de son propre corps pour qu’il soit mangé. Telle est la disposition que le Christ me demande pour me mettre à sa suite. Il m’a placé sur ce chemin vocationnel en me confiant une famille que j’aime désormais comme une mère. Néanmoins, je suis averti que la vie missionnaire est très exigeante. Elle demande une sainte disponibilité qui actualise l’exemple du Christ par le témoignage qu’offre le style de vie xavérienne. Il convient alors de me dégager du superflu en me contentant du suffisant ; d’étouffer tout désir malsain et charnel qui assombrit la beauté de l’amour pour Dieu et pour les frères ; d’exterminer toute indépendance qui m’amènerait à perdre de vue la vertu de l’obéissance. En tout, le Père fondateur veut que je sois libre vis-à-vis de ma réponse au Seigneur et conscient des exigences qu’implique mon « oui ».
En somme, je crois n’avoir pas tort en affirmant qu’à travers la lecture de la Lettre Testament, j’ai fait une rencontre personnelle avec le saint père fondateur. Il a ouvert mes oreilles pour que je me rende compte des exigences de l’engagement que je veux prendre au sein de son Institut. Je crois que sa finalité n’a pas été de me faire peur mais de me rappeler l’importance de la grâce qui rend joyeuse et féconde la consécration religieuse. Ce qui me réjouit après cette rencontre est que non seulement le Père s’est contenté de relever les innombrables défis inhérents à ce genre de vie, mais il a invité à vivre de la vie de foi qui m’aidera à tenir le Christ présent dans ma vie, étant le centre de toute consécration missionnaire et religieuse. En effet, ces paroles me réconfortent :
« en toute chose donc, c’est de lui que nous prendrons inspiration de telle sorte que nos actions extérieures soient la manifestation de la vie intérieure du Christ en nous. » (cf. LT7).
C’est cette vie d’intimité avec le Christ qui me permettra d’affronter avec joie et assurance toutes les difficultés car l’œuvre est immense, mais l’option pour le Christ est encore plus grande et belle.
Oui, elle est très belle, forte et rassurante la finale de la Lettre Testament :
« j’embrasse avec tendresse, comme s’ils étaient ici devant moi, tous ceux qui ont exprimé leur adhésion à notre humble société et tous ceux qui le feront dans l’avenir, et sur chacun, j’implore de Dieu, dans ma petitesse, l’esprit des apôtres et la persévérance jusqu’à la fin. » (cf. LT11)
A ce moment précis de ma vie où j’expérimente la beauté de la vie religieuse et missionnaire, je ressens en moi la chaleur du manteau de Saint Conforti qui m’embrasse, en même temps je revois le visage de mon père qui m’embrassait avant de partir pour le Postulat. Ce fut le dernier moment avec lui. En cet acte je contemple tout l’amour dont portait Mgr Conforti pour ses fils présents et à venir. Par ce grand signe d’amour je me reconnais fils, aimé et voulu par notre saint père fondateur.
Je souhaite que tous les Xavériens se sentent heureux d’avoir été appelés à cette noble mission et qu’ils découvrent en ce Testament le cœur même de notre fondateur. Enfin, épris du désir de voir tous les hommes rassemblés au sein d’une seule et unique famille chrétienne, j’implore de Dieu la grâce dont chaque novice a besoin pour comprendre le sens de sa prochaine consécration. Nous témoignerons ainsi devant les hommes, de l’espérance qui donne sens et vie pour qu’il soit connu et aimé de tous, notre Seigneur Jésus Christ.
BACIKUDERHE IMANI Denis
Noviciat International de Kinshasa
Il mio incontro con San Conforti attraverso la Lettera Testamento
È successo qualche anno fa, quando ho iniziato il cammino formativo nella nella Famiglia saveriana. I primi momenti sono stati segnati dalla figura del Santo Padre Fondatore che il nostro Rettore ci presentava attraverso conferenze e documentari. Ci aveva dato il testo della Lettera Testamento, invitandoci a leggerlo regolarmente.
Evidentemente, all'epoca non capii ancora la profondità del contenuto della lettera. Tuttavia, mi piaceva leggerla di tanto in tanto. Oggi mi rendo sempre più conto che si tratta di un testo molto ricco che esprime l'attenzione e l'affetto che il nostro caro fondatore aveva nei confronti del suo giovane Istituto.
Leggendola con attenzione e amore mi sento al suo fianco ascoltando i più grandi desideri del suo cuore. Attraverso di essa, scopro che era consapevole di aver fondato una perla che richiedeva la grazia di Dio e la partecipazione di tutti per rispondere meglio alla chiamata del Signore.
Ho iniziato il noviziato alla vigilia dell'apertura del 100° anniversario della Lettera del Testamento. Le testimonianze presentate su di essa sono state così sorprendenti che ho deciso di leggerla regolarmente. Durante il ritiro dell'inizio del noviziato, oltre ai temi proposti dal Maestro, ho dedicato del tempo per meditare su quello che considero il "cuore" del fondatore.
Mi sembrava allora che tutto era nuovo per me e dovevo tornare a quelle espressioni, a pesare e capire il valore di tutte le parole. Lo portavo alla cappella e in aula per imparare a memoria alcune espressioni e non mi dispiace di aver dato più tempo a questa lettura.
Ora, avendo sotto mano le conferenze del fondatore ai novizi del 1921, un libro tradotto dall'italiano dal nostro padre maestro, scopro nuovamente quanto il Vescovo Conforti amasse tutti i suoi figli! Attraverso questi due preziosi documenti, sento come se mi stesse comunicando ciò che gli era più caro, la sua stessa vita.
E, mi dico, che tipo di Saveriano potrò mai essere se non vivo davvero secondo lo spirito di Conforti?
Infatti, il contenuto della Lettera Testamento ravviva in me il desiderio di dedicare la mia vita al Signore come Saveriano. Ogni volta che lo leggo, mi racconta le esperienze che sto vivendo nel presente, gli atteggiamenti concreti da sviluppare e le nuove possibilità per vivere meglio il mio noviziato.
Trovo in essa la preoccupazione di un Padre che desidera la felicità dei suoi figli nella loro scelta per Cristo. E, poiché è convinto di questa bellezza a cui aspira ogni Saveriano, non esita a leggere nel cuore dei confratelli le loro preoccupazioni più intime per poter prevenirli e offrire loro un sano cammino di santità. Per questo non cessò di ricordare, con fiducia, che "il Signore non poteva essere più buono con noi" (cfr. LT 1).
Qui in Congo, quando un genitore dà il suo testamento, il più delle volte, si pensa direttamente alla proprietà materiale del defunto. Raramente si considerano le sue ultime parole. Tuttavia, la volontà di un padre mantiene la sua santità. San Conforti presenta la sua lettera invitando ad esultare e rendere grazie al Signore perché riconosce in questo segno la santità dell'opera a cui i suoi figli sono dedicati e si dedicheranno. Pertanto, è inevitabile la consapevolezza dell'importanza di questo impegno. Nella misura in cui siamo consapevoli della nostra scelta di vita, avremo bisogno di forze sempre nuove, che lo Spirito ispira, per raggiungere gli scopi sublimi del nostro Istituto. Ed è il punto che mi colpisce maggiormente durante questo mio periodo di noviziato.
Il fondatore mi dice che la professione dei voti religiosi non è un semplice gioco per divertirsi, ma un "impegno serio e solenne" (LT1). Capisco poi che questo comporterà l'abbandono di tutto il mio essere nelle mani del Signore che mi chiama nonostante: le mie fragilità.
La cosa bella è che mi ricorda che è Cristo che mi ha amato per primo e mi invita a desiderare ardentemente di appartenere a Lui con tutto il cuore. Ogni giorno del mio noviziato cerco di rispondere a questo amore con un impegno libero, fiducioso e fedele, aiutato dal mio maestro e da tutti i miei formatori. Chiamato ad amare tutti, riconosco che è bene “fare lutto” (liberarmi) di tutti quegli affetti che rallentano il mio dono totale al Signore e ai fratelli.
D'altra parte, quando rifletto sulla realtà della pandemia, le mie fragilità e molte sfide attuali mettono in discussione il significato della consacrazione religiosa. Trovo che ci sono buone ragioni per pensare intensamente al mio cammino. Essendo giovane mi rendo conto che è più facile ascoltare altre voci che quelle che mi aiutano a crescere nella virtù.
La tendenza è spesso quella di volermi confrontare con altri compagni di classe e colleghi delle scuole superiori che non sono direttamente coinvolti nel mio percorso vocazionale. Quando mi dicono che stanno già terminando i loro corsi universitari e alcuni iniziano già a lavorare e a sposarsi, sento che mi lanciano una sfida. Sento pure la tentazione di distogliere lo sguardo dalla chiamata del Signore dimenticandone il fascino e la bellezza.
In questi giorni alcuni compagni di studio hanno deciso di lasciare il cammino di formazione saveriana. Con loro ho condiviso molte cose in questi primi anni di formazione. Mi viene pure da dire: "Che senso ha continuare?" Questa domanda è fondamentale proprio in un momento in cui sono chiamato a confermare la mia scelta per il Signore e la sua Missione. Tuttavia, mi rallegro di aver riletto queste parole del fondatore:
"Ma appunto perché la vita apostolica, congiunta alla vita religiosa è sotto ogni aspetto eccellente, il Maligno nulla lascia di intentato per allontanarne coloro che l’hanno abbracciata, o la vogliono abbracciare" (LT 3).
Il Maligno sta probabilmente cercando di trovare la sua parte in questa tempesta che sta scuotendo il mio noviziato. Crea incertezze che offuscano il futuro e diminuiscono le possibilità di essere felici in questa famiglia che già mi ama, originando paure e incongruenze di fronte all'osservanza dei voti, ecc. Vuole così eliminare la mia fiducia in Dio. Il peggio è che il Maligno vuole farmi credere che ho sbagliato strada.
Ma poi, più il mio noviziato avanza, più cresce la mia gioia. È un segno della divina provvidenza che mi rinfranca. Ed è bello risentire nel mio cuore l’eco di queste parole di san Conforti:
“Nel momento dello sconforto ricorriamo a Dio colla preghiera, rinnoviamo i nostri propositi e raddoppiamo la fedeltà nel compimento dei nostri doveri, richiamando alla nostra mente le parole dell’Apostolo, le quali dovrebbero allontanare da noi ogni incertezza: «Ognuno resti in quella vocazione, in cui fu chiamato» (1 Cor. VII, 20). (cfr LT3).
Con queste parole mi sembra necessario ammettere che la scelta di Cristo implica una fiducia incrollabile nel suo amore, perché le difficoltà sono insite nella nostra natura. È davvero il Signore che afferra il cuore delle persone e le chiama a seguirlo. Le grazie indispensabili non mancheranno a chi lo ama e cerca incessantemente la sua volontà. Infatti, provo la gioia di avere uno spirito di fede viva che mi aiuta a conoscere e ad amare il Signore realizzando il vero significato del "sì" da donargli. Qui la testimonianza della mia comunità è molto luminosa. Ricevo parole di conforto e d’incoraggiamento; il sostegno reciproco e amorevole nei servizi e nell’apostolato, così come molte altre testimonianze di sincera fraternità, mi aiutano a trovare ragioni per credere in questo amore che mi attrae e mi spinge ad amare di più. Queste situazioni mi aiutano a fissare il mio sguardo sul Signore e ad aspettarmi tutto da lui perché non delude mai. Il mistero della croce di Cristo mi fa poi scoprire la forza dell'amore che non demorde nelle difficoltà della vita. Il fondatore mi chiede, su questo argomento, di imparare da nostro Signore Gesù Cristo, missionario del Padre, povero, casto e obbediente. Per amore si è annientato svuotandosi per dare vita a una moltitudine. Lo Spirito di Dio pregò in lui e lo condusse all'oblazione del proprio corpo per essere mangiato. Questa è la disposizione che Cristo mi chiede per seguirlo. Mi ha messo in questo percorso vocazionale affidandomi una famiglia che ora amo come madre. Tuttavia, mi accorgo che la vita missionaria è molto impegnativa. Chiede una santa disponibilità che attualizzi l'esempio di Cristo attraverso la testimonianza offerta dallo stile di vita saveriano. È quindi consigliabile liberarmi dal superfluo accontentandomi di ciò che mi basta; soffocare ogni desiderio malsano e carnale che offusca la bellezza dell'amore per Dio e per i fratelli; eliminare ogni indipendenza che mi farebbe perdere di vista la virtù dell'obbedienza. In tutto, il Padre Fondatore vuole che io sia libero riguardo alla mia risposta al Signore e consapevole delle richieste che il mio "sì" implica.
Insomma, credo di non sbagliare nell'affermare che, leggendo la Lettera Testamento, ho avuto un incontro personale con il santo padre fondatore. Mi ha aperto gli occhi per riconoscere le esigenze dell'impegno che voglio assumere all'interno del suo Istituto. Credo che il suo scopo non fosse quello di spaventarmi, ma di ricordarmi l'importanza della grazia che rende gioiosa e feconda la consacrazione religiosa. Ciò che mi rallegra dopo questo incontro è che il Padre non si è solo accontentato di raccogliere le innumerevoli sfide inerenti a questo tipo di vita, ma ha invitato a vivere una vita di fede che mi aiuterà a mantenere Cristo presente nella mia vita, essendo il centro di ogni consacrazione missionaria e religiosa. In effetti, queste parole mi confortano: "In ogni cosa, dunque, è da lui che prenderemo ispirazione perché le nostre azioni esteriori siano la manifestazione della vita interiore di Cristo in noi” (Cfr. LT 7). È questa vita di intimità con Cristo che mi permetterà di affrontare con gioia e fiducia tutte le difficoltà perché l'opera è immensa, ma l'opzione per Cristo è ancora più grande e bella. Sì, è molto bella, forte e rassicurante la conclusione della Lettera Testamento:
"Abbraccio con tenerezza, come se fossero qui davanti a me, tutti coloro che hanno espresso la loro adesione alla nostra umile società e tutti coloro che lo faranno così in futuro, e su ciascuno, imploro da Dio, nella mia piccolezza, lo spirito degli apostoli e la perseveranza fino alla fine” (Cfr. LT 11).
In questo preciso momento della mia vita in cui vivo la bellezza della vita religiosa e missionaria, sento dentro di me il calore del manto di San Conforti che mi abbraccia, allo stesso tempo vedo il volto del mio compianto papà che mi ha abbracciato prima di partire per il postulato. È stato l'ultimo momento con lui. In questo atto contemplo tutto l'amore che Mons. Conforti aveva per i suoi figli presenti e futuri. Per questo grande segno d'amore mi riconosco come un figlio, amato e voluto dal nostro santo padre fondatore. Spero che tutti i saveriani si sentano felici di essere stati chiamati a questa nobile missione e che scoprano in questo Testamento il cuore stesso del nostro fondatore. Infine, amando il desiderio di vedere tutti gli uomini riuniti in un'unica famiglia cristiana, imploro Dio per la grazia di cui ogni novizio ha bisogno per comprendere il significato della sua prossima consacrazione. Daremo così testimonianza davanti agli uomini della speranza che dà senso e vita perché sia conosciuto e amato da tutti, nostro Signore Gesù Cristo.
BACIKUDERHE IMANI Denis
Noviziato Saveriano di Kinshasa
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