Tra i Bashi, la nascita è un evento molto importante, accompagnato da rituali specifici che mettono in luce il grande valore dato alla procreazione. Alcune pratiche antiche sono ancora presenti: per esempio, la nascita di gemelli è spesso vista come qualcosa di legato al soprannaturale. Altri riti, invece, sono cambiati nel tempo, anche a causa dell’influenza della modernità.
La nascita nella cultura shi
Nella cultura shi, una donna che rimane incinta è considerata “fortunata” (Iragi) e si ritiene che sia Nyamuzinda (Dio) ad averlo permesso. Se però la gravidanza non arriva o tarda ad arrivare, la donna può prendere l’iniziativa di fare offerte agli antenati: porta loro bevande, cibo (soprattutto carne) e accende il fuoco, chiedendo che intercedano presso Nyamuzinda perché le conceda la “fortuna” di avere un figlio.
Se dopo un certo tempo la donna non riesce ancora a concepire, sono spesso le madri delle due famiglie (le suocere) a intervenire: organizzano una riunione urgente per capire se ci siano conflitti o tensioni tra le famiglie che, secondo la tradizione, potrebbero impedire alla giovane sposa di portare un bambino in grembo.
Il processo della nascita
Come in molte altre culture africane, anche nella cultura shi la nascita è vista come un percorso con diverse fasi: prima del parto, durante il parto e dopo il parto.
Prima del parto
Il periodo prima del parto è segnato da pratiche pensate per favorire una gravidanza serena e un parto riuscito. Tra queste c’è la consultazione dei divinatori, per assicurarsi che il feto sia “mandato” dagli antenati, desiderosi di continuare la discendenza.
Ci sono anche alcuni divieti per la donna incinta: per esempio, non deve toccare un cadavere, per evitare il rischio di aborto spontaneo. In molti contesti rurali è comune anche bere regolarmente una tisana preparata con foglie particolari, utili — secondo la tradizione — a sostenere la gravidanza e facilitare il parto. Queste foglie vengono spesso fornite dalle levatrici.
Nelle zone urbane, però, queste pratiche tendono a scomparire, perché le strutture sanitarie moderne hanno cambiato molte abitudini. Inoltre, in questo periodo si ritiene importante che la donna incinta abbia rapporti solo con il marito: diversamente, secondo la credenza, potrebbe perdere il bambino al momento del parto.
Durante il parto
La fase del parto inizia quando la donna comincia ad avvertire i dolori del travaglio (mikero). Tradizionalmente, in Bushi era severamente vietato partorire dentro la casa di famiglia. Per questo la donna doveva allontanarsi e trovare un luogo sicuro dove far nascere il bambino, per poi riportarlo sotto il tetto paterno.
Oggi, nelle città, il parto avviene molto spesso in ospedale, con l’assistenza di personale sanitario. Nelle zone rurali, invece, può svolgersi in una capanna vicina o in un altro posto considerato sicuro, ma comunque non nella casa principale. In ogni caso, la donna è accompagnata da una levatrice o da una donna esperta, abituata ad assistere i parti.
In questo momento, il marito non può aiutare in alcun modo: secondo la tradizione, non è permesso che un uomo partecipi al parto della propria moglie. È la levatrice, dopo aver seguito la donna, a informare la famiglia e a diffondere la notizia. Poi si passa all’attribuzione del nome del bambino. Con il cambiamento dei tempi, sempre più spesso la donna viene accompagnata anche da un’amica fidata, che può avere il compito di annunciare la nascita al momento giusto.
Dopo il parto
Dopo il parto, ci sono alcune attenzioni considerate fondamentali. Prima di tutto, appena terminato il travaglio, la donna deve mangiare qualcosa di caldo per riprendersi.
Nella cultura shi, è responsabilità del marito farle preparare un pasto — idealmente qualcosa che lei ama — e servirglielo. Si preferisce in particolare la carne di capra, soprattutto le parti interne (le interiora), accompagnata da foglie di manioca (sombe) e da una polenta di sorgo (buntu bwa mahemba), perché si ritiene che aiutino a stimolare e favorire l’allattamento.
In conclusione
Per la cultura shi, la nascita resta uno degli eventi più importanti, felici e attesi. Riunisce le famiglie, porta speranza soprattutto alle coppie appena sposate, continua la linea degli antenati e rafforza il rispetto della tradizione. L’arrivo di un neonato porta gioia, crea armonia e cambia lo status dei genitori, soprattutto quando si tratta del primogenito. Un figlio, nella cultura shi, è segno di benedizione, prosperità e dignità per la famiglia. Per questo, dal punto di vista culturale, per una coppia sposata è considerato estremamente urgente avere un bambino.
*Gli autori di quest'articolo sono Valentin e Michael, due novizi saveriani di origine congolese (RDC), della comunità dei Martiri della Fraternità in Burundi.
La naissance selon la tradition Shi en Congo
Chez les Bashi, la naissance est un événement majeur, accompagné de rituels précis qui soulignent l’importance accordée à la procréation. Certaines pratiques anciennes restent bien vivantes : par exemple, la naissance de jumeaux est souvent perçue comme liée au surnaturel. D’autres rites, en revanche, ont changé avec le temps, notamment sous l’influence de la modernité.
La naissance dans la culture shi
Dans la culture shi, une femme qui tombe enceinte est considérée comme « chanceuse » (Iragi), et l’on pense que c’est Nyamuzinda (Dieu) qui l’a permis. Mais lorsque la grossesse tarde à venir, la femme peut prendre l’initiative de faire des offrandes aux ancêtres : elle apporte de la boisson, de la nourriture (surtout de la viande) et allume du feu, en demandant qu’ils intercèdent auprès de Nyamuzinda pour qu’il lui accorde la « chance » d’avoir un enfant.
Si, après un certain temps, la femme ne parvient toujours pas à concevoir, ce sont souvent les mères des deux familles (les belles-mères) qui interviennent : elles organisent une réunion d’urgence afin de vérifier s’il n’existe pas des tensions ou des différends entre les familles qui, selon la tradition, empêcheraient la jeune épouse de porter un bébé en son sein.
Le déroulement de la naissance
Comme dans beaucoup d’autres cultures africaines, la naissance, dans la culture shi, est vue comme un chemin en plusieurs étapes : avant l’accouchement, pendant l’accouchement et après l’accouchement.
Avant l’accouchement
La période qui précède l’accouchement est marquée par des pratiques destinées à favoriser une grossesse stable et un accouchement réussi. On consulte parfois des devins pour s’assurer que le fœtus a été « envoyé » par les ancêtres, qui cherchent à prolonger la descendance.
Il existe aussi des interdits pour la femme enceinte : par exemple, elle ne doit pas toucher un cadavre, afin d’éviter une fausse couche. Dans les milieux ruraux, il est fréquent de boire régulièrement une tisane préparée à base de feuilles particulières, censées soutenir l’évolution de la grossesse et faciliter l’accouchement. Ces feuilles sont souvent fournies par les sages-femmes.
En ville, toutefois, ces pratiques tendent à disparaître, car les structures sanitaires modernes transforment les habitudes. Enfin, pendant cette période, on considère important que la femme enceinte n’ait de relations qu’avec son mari : sinon, selon la croyance, elle risquerait de perdre l’enfant au moment de l’accouchement.
Pendant l’accouchement
La phase de l’accouchement commence lorsque la femme ressent les douleurs du travail (mikero). Traditionnellement, dans le Bushi, il était strictement interdit d’accoucher dans la maison familiale. La femme devait donc s’éloigner et trouver un endroit sûr pour mettre au monde son enfant, avant de le ramener sous le toit paternel.
Aujourd’hui, en milieu urbain, l’accouchement se déroule très souvent à l’hôpital, avec l’aide de professionnels de santé. Dans les zones rurales, il peut avoir lieu dans une hutte voisine ou dans un autre lieu jugé sûr, mais généralement pas dans la maison principale. Dans tous les cas, la femme est accompagnée par une sage-femme ou une personne expérimentée, habituée à assister les accouchements.
Durant ce moment, le mari ne peut apporter aucune aide : selon la tradition, il n’est pas permis qu’un homme participe à l’accouchement de son épouse. C’est la sage-femme qui, après avoir suivi la mère, informe la famille et diffuse la nouvelle. Vient ensuite le moment de donner un nom à l’enfant. Avec l’évolution des pratiques, il arrive de plus en plus souvent que la femme soit également accompagnée par une amie proche et de confiance, qui peut avoir pour rôle d’annoncer la naissance au moment opportun.
Après l’accouchement
Après l’accouchement, certaines attentions sont considérées essentielles. D’abord, dès que le travail est terminé, la femme a besoin d’un repas chaud pour reprendre des forces.
Dans la culture shi, c’est au mari de veiller à ce qu’on lui prépare un repas — idéalement quelque chose qu’elle aime — et de le lui faire servir. On privilégie en particulier la viande de chèvre, surtout les parties internes (les entrailles), accompagnée des feuilles de manioc (sombe) et d’une pâte de sorgho (buntu bwa mahemba), car on estime que cela stimule et favorise l’allaitement.
En conclusion
Dans la culture shi, la naissance reste l’un des événements les plus importants, les plus heureux et les plus attendus. Elle réunit les familles, apporte de l’espérance surtout aux couples nouvellement mariés, prolonge la lignée des ancêtres et renforce le respect de la tradition. La présence d’un nouveau-né crée de la joie, établit l’harmonie et change le statut des parents, surtout lorsqu’il s’agit du premier-né. Un enfant, dans la culture shi, est un signe de bénédiction, de prospérité et de dignité pour la famille. C’est pourquoi, d’un point de vue culturel, il est considéré comme extrêmement urgent, pour un couple marié, d’avoir un enfant.
*Les auteurs de cet article sont Valentin et Michael, deux novices xavériens d’origine congolaise (RDC), de la communauté des Martyrs de la Fraternité au Burundi.
Birth in the Shi tradition of the Congo
Among the Bashi, birth is a major event, marked by specific rituals that highlight how important procreation is. Some older beliefs are still very present today—for example, the birth of twins is often seen as something connected to the supernatural. Other rites, however, have changed over time, especially under the influence of modern life.
Birth in Shi culture
In Shi culture, a woman who becomes pregnant is considered “lucky” (Iragi), and people believe it is Nyamuzinda (God) who has made it possible. But if pregnancy does not come—or takes a long time—the woman may take the initiative to offer sacrifices to the ancestors: she brings drink, food (especially meat), and fire, asking them to intercede with Nyamuzinda so that she may receive the “luck” of having a child.
If, after a certain period, the woman still cannot conceive, the mothers of the couple (the mothers-in-law) may step in. They organize an urgent meeting to check whether there are any conflicts between the two families that, according to tradition, might prevent the young bride from carrying a baby in her womb.
The birth process
As in many other African cultures, birth in Shi culture is seen as a process with several stages: before childbirth, during childbirth, and after childbirth.
Before childbirth
The period before delivery includes practices meant to support a healthy pregnancy and a successful birth. This can involve consulting diviners to ensure that the fetus is truly “sent” by the ancestors, who are believed to want to extend their lineage.
There are also taboos for a pregnant woman—for example, she should not touch a corpse, to avoid miscarriage. In rural areas, it is also common to regularly drink an herbal tea made from special leaves, believed to help the pregnancy develop well and to make childbirth easier. These leaves are often provided by midwives.
In urban areas, however, such practices are gradually disappearing, as modern health services become more common. It is also important to note that during this period, the pregnant woman is expected to have relations only with her husband; otherwise, according to the belief, she could lose the baby at the time of birth.
During childbirth
The childbirth stage begins when the woman feels labor pains (mikero). Traditionally, in Bushi it was strictly forbidden to give birth inside the family home. The woman therefore had to leave the house and find a safe place to deliver her baby, and only later bring the newborn back under the father’s roof.
Today, in urban settings, childbirth often takes place in hospitals with professional medical assistance. In rural areas, it may happen in a nearby hut or another safe location, but still not in the main family house. The woman is always accompanied by a midwife or an experienced helper who knows how to support delivery.
During labor, the husband cannot assist in any way, because tradition does not allow a man to take part in his wife’s childbirth. The midwife, after supporting the mother through the birth, is the one who is known for spreading the news. After that comes the moment of naming the child. With modern changes, it has become more common for the woman to be accompanied by a close and trusted friend, whose role may be to announce the birth when the time is right.
After childbirth
After delivery, certain attitudes and care are considered essential. First, as soon as the woman has finished giving birth, she needs a hot meal to regain her strength.
In Shi culture, it is the husband’s responsibility to make sure she gets a meal—ideally something she really enjoys—and to have it served to her. Goat meat is especially recommended, even more the internal parts (the intestines), served with cassava leaves (sombe) and sorghum paste (buntu bwa mahemba), because these foods are believed to stimulate and support breastfeeding.
In conclusion
In Shi culture, birth remains one of the most important, joyful, and eagerly awaited events. It brings families together and gives hope, especially to newly married couples. It continues the ancestral line and reinforces respect for tradition. The arrival of a newborn creates happiness, strengthens harmony, and changes the social status of parents—especially when the child is the firstborn. In Shi culture, a child is a sign of blessing, prosperity, and dignity for the family. For this reason, from a cultural point of view, it is considered extremely urgent for a married couple to have a child.
*The authors of this article are Valentin and Michael, two Xaverian novices of Congolese origin (DRC), from the Community of the Martyrs of Fraternity in Burundi.
El nacimiento según la tradición Shi en el Congo
Entre los Bashi, el nacimiento es un acontecimiento muy importante, marcado por rituales específicos que subrayan el valor que se da a la procreación. Algunas creencias antiguas siguen vivas: por ejemplo, el nacimiento de gemelos suele considerarse algo vinculado a lo sobrenatural. Otros ritos, en cambio, han cambiado con el tiempo, sobre todo por la influencia de la vida moderna.
El nacimiento en la cultura shi
En la cultura shi, cuando una mujer queda embarazada se dice que tiene “suerte” (Iragi), y se cree que es Nyamuzinda (Dios) quien lo ha permitido. Pero si el embarazo no llega o tarda, la mujer puede tomar la iniciativa de hacer ofrendas a los antepasados: les ofrece bebida, comida (especialmente carne) y fuego, pidiéndoles que intercedan ante Nyamuzinda para que le conceda la “suerte” de la procreación.
Si después de un tiempo la mujer no logra concebir, suelen intervenir las madres de ambas familias (las suegras). Organizan una reunión de urgencia para comprobar si existen conflictos o tensiones entre las familias que, según la tradición, podrían impedir que la joven esposa lleve un bebé en su vientre.
El proceso del nacimiento
Como en muchas otras culturas africanas, en la cultura shi el nacimiento se vive como un proceso con varias etapas: antes del parto, durante el parto y después del parto.
Antes del parto
El período previo al parto incluye prácticas destinadas a favorecer un buen desarrollo del embarazo y un parto exitoso. A veces se consulta a adivinos para asegurarse de que el feto ha sido “enviado” por los antepasados, que desean prolongar su descendencia.
También existen algunos tabúes para la mujer embarazada: por ejemplo, no debe tocar un cadáver, para evitar un aborto espontáneo. En zonas rurales es común, además, beber regularmente una infusión preparada con hojas especiales, que según la creencia ayudan a que el embarazo evolucione bien y facilitan el parto. Estas hojas suelen ser proporcionadas por las parteras.
En las zonas urbanas, sin embargo, estas prácticas están desapareciendo poco a poco, debido a la modernización de los servicios de salud. También se considera importante que durante este período la mujer embarazada tenga relaciones solo con su esposo; de lo contrario, según la creencia, podría perder al bebé en el momento del parto.
Durante el parto
La fase del parto comienza cuando la mujer siente los dolores del trabajo de parto (mikero). Tradicionalmente, en el Bushi estaba estrictamente prohibido dar a luz dentro de la casa familiar. Por eso, la mujer debía alejarse de su hogar y encontrar un lugar seguro donde recibir a su bebé, para luego llevarlo bajo el techo paterno.
Hoy, en las ciudades, el parto suele realizarse en hospitales con asistencia profesional. En las zonas rurales, puede ocurrir en una choza cercana u otro lugar considerado seguro, pero normalmente no en la casa principal. La mujer siempre está acompañada por una partera o por una persona experimentada que sabe cómo asistir en el nacimiento.
Durante el parto, el esposo no puede ayudar de ninguna manera, ya que la tradición no permite que un hombre participe en el parto de su esposa. Es la partera quien, después de acompañar a la madre, se encarga de informar y difundir la noticia. Luego viene el momento de ponerle nombre al bebé. Con los cambios modernos, es cada vez más común que la mujer también esté acompañada por una amiga cercana y de confianza, que puede tener el papel de anunciar el nacimiento en el momento oportuno.
Después del parto
Tras el parto, se consideran esenciales ciertos cuidados. En primer lugar, en cuanto termina el alumbramiento, la mujer necesita una comida caliente para recuperar fuerzas.
En la cultura shi, es responsabilidad del esposo asegurarse de que se le prepare un plato—idealmente algo que a ella le guste—y que se lo sirvan. Se recomienda especialmente la carne de cabra, y más aún las partes internas (las vísceras), acompañadas de hojas de yuca (sombe) y una masa de sorgo (buntu bwa mahemba), porque se cree que ayudan a estimular y favorecer la lactancia.
En conclusión
En la cultura shi, el nacimiento sigue siendo uno de los acontecimientos más importantes, felices y esperados. Reúne a las familias y da esperanza, sobre todo a las parejas recién casadas. Mantiene la línea de los antepasados y refuerza el respeto por la tradición. La llegada de un recién nacido trae alegría, crea armonía y cambia el estatus de los padres, especialmente cuando se trata del primogénito. En la cultura shi, un hijo es signo de bendición, prosperidad y dignidad para la familia. Por eso, desde el punto de vista cultural, se considera extremadamente urgente que una pareja casada tenga un hijo.
*Los autores de este artículo son Valentin y Michael, dos novicios javerianos de origen congoleño (RDC), de la comunidad de los Mártires de la Fraternidad en Burundi.
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