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La Paroisse Missionnaire

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En vue du prochain Chapitre général, cet article se présente comme un simple partage fait à partir d’une expérience missionnaire concrète, vécue parmi les confrères et le peuple de Dieu, au cours des dix années passées dans trois paroisses : S. Jean-Baptiste de Néfa (au Cameroun), S. Anne de Dondo et S. Catarina de Sena (au Mozambique). Ce thème de la « paroisse missionnaire » nous oblige à réfléchir sur les modalités de notre présence dans les paroisses, les points de la plus grande attention dans notre travail pastoral et le but missionnaire qui devrait être la spécificité de nos services au sein de la communauté paroissiale que l’Église particulière confie à la Famille xavérienne.

Tout d’abord, c’est une grande chance et une réelle opportunité d’exercer, de réaliser et de vivre notre charisme en assumant la gestion des paroisses. Nos circonscriptions impliquées dans la pastorale des paroisses témoignent de la richesse que signifie pour nous le soin d’une communauté paroissiale comme moyen de contact avec les personnes et comme expression de notre spiritualité missionnaire. La paroisse nous offre la possibilité d’interagir directement avec les gens du lieu où nous travaillons. Dans le cheminement historique de l’Église en Afrique, en particulier, la présence missionnaire a été intimement liée à la fondation et à l’animation de communautés chrétiennes appelées à s’organiser progressivement en paroisse. Il n’est donc pas superflu d’accepter des diocèses où nous travaillons le défi de la gestion d’une paroisse. La problematique que nous voulons aborder ici est à propos du COMMENT le faire, c’est-à-dire celle de savoir la caractéristique missionnaire des paroisses qui nous sont confiées.

Le service à la paroisse, si nous n’y prenons pas garde, pourrait se présenter comme un alibi si cet impenho nous amène à être moins préoccupés par la vie xavérienne dans la circonscription. Un alibi si nous n’accordons plus d’importance aux moments communautaires vécus ensemble et qui marquent notre cheminement synodal comme famille. Un alibi si ce service n’est pas exercé en communion avec les confrères qui sont passés avant nous ou en tenant compte de ceux qui arriveront après nous. D’une part, il y a la recherche de l’insertion dans la proposition pastorale diocésaine qui a une valeur normative et, d’autre part, la nécessité impérieuse de tout faire dans un horizon global qui ne néglige pas les éléments fondamentaux et constitutifs de notre action pastorale contextuelle et de l’héritage spirituel reçu de notre Fondateur. Notre charisme est un don de Dieu à l’Eglise universelle et donc aussi aux églises particulières où nous sommes insérés.

Cependant, dans l’expérience concrète, le risque d’être curé ou vicaire, en oubliant que nous sommes avant tout des Xavériens n’est pas négligeable. Le service à la paroisse est une réalité que nous assumons sans rien enlever à notre identité. Avant, pendant et après l’exercice temporaire d’une fonction, notre charisme ne peut jamais être mis entre parenthèses. La paroisse, certes, appartient à l’Église locale et obéit, de ce fait, à un plan pastoral diocésain défini par l’évêque. Néanmoins, la gestion d’une paroisse de notre part, à partir du moment où nous sommes dotés d’une identité charismatique, doit apporter quelque chose de plus. Pour quelqu’un qui nous observe de l’extérieur, notre être Xavériens ne peut se réduire seulement à une désignation nominale, mais doit surtout se reconnaitre à la forme de travailler et d’accomplir notre service pastoral paroissial. Nous le faisons en tant que communauté en mission et en maintenant toujours notre lien avec les directives de la Ratio Missionis de la circonscription ou de la congrégation.

Le décret Ad gentes du Concile Vatican II avait déjà placé la mission au niveau de la nature profonde de l’Église. D’ailleurs, dans le Magistère récent, la notion d'« Église en sortie » est bien connue. Il ne s’agit donc pas d’une réalité marginale que nous voulons introduire, mais plutôt de nous rappeler que nous sommes dans l’Église sa mémoire missionnaire. Nous promouvons aussi cette tension missionnaire en rejetant une simple administration ordinaire ramenée à l’accompagnement et à l’entretien de ce que nous avons trouvé dans sur place et qui existe déjà. Notre présence et notre action doivent être un facteur d’éveil pour la conscience missionnaire de l’Église locale où nous sommes envoyés.

Cela dit, il existe des indicateurs concrets qui nous aident à décrire une paroisse missionnaire. Énumérons-en maintenant quelques-uns qui nous semblent essentielles.

Le catéchuménat

Au-delà de la mémorisation de notions abstraites, le catéchuménat, fondé sur l’Écriture Sainte, doit établir clairement une relation personnelle avec Jésus, qui inspire la vie chrétienne dans la famille, dans la communauté et dans la société en général. Au Cameroun, comme au Mozambique et ailleurs en Afrique, nous avons souvent été pionniers dans l’élaboration ou la traduction d’outils catéchétiques. À cet égard, l’un des exemples les plus récents est l’initiative de la traduction en langue cissena des nouveaux manuels catéchétiques de l’archidiocèse, avec la participation d’une équipe de collaborateurs laïcs de la paroisse S. Catarina de Sena, en avril 2022.

La pastorale de la famille

C’est, en réalité, une extension du chemin du catéchuménat. L’avènement du covid-19 nous a fait expérimenter une manière différente de réaliser un type de catéchèse impliquant les parents comme catéchistes de leurs enfants. Les parents avaient la responsabilité de donner la catéchèse à leurs enfants qui ne pouvaient pas se joindre à d’autres groupes à cause de la pandémie. Les parents, en effet, sont les premiers catéchistes de leurs enfants. Beaucoup d’entre nous ont appris à faire le signe de croix dans leur famille avant même d’entrer dans l’Église. En outre, cette activité s’est accompagnée de visites périodiques de l’équipe missionnaire de la paroisse pour consolider la foi des familles, précisément à un moment où il n’était pas possible de se réunir dans la paroisse. C’était une redécouverte de la vocation prééminente de chaque famille: celle d’être une “Église domestique” dans laquelle on prie, on écoute la Parole de Dieu, on partage la foi et, si possible, on reçoit la communion sacramentelle. C’est dans ce cadre d’ensemble que prend tout son sens la pastorale spécifique des adolescents, des jeunes, des couples et des personnes âgées.

Les communautés ecclésiales de base

Même si la réalité des communautés ecclésiales, du Cameroun au Mozambique, se réfère à des entités différentes, il s’agit en tout cas d’un ensemble de familles vivant dans le même voisinage et se réunissant régulièrement autour de la Parole de Dieu. C’est la continuation de la pastorale de la famille. Dans de nombreuses Églises locales en Afrique, bien que nous ayons été à l’avant-garde de la fondation de communautés ecclésiales de base cela reste, néanmoins, un objectif constamment à poursuivre. C’est un rappel incessant surtout dans les missions vastes et engageantes comme celles qui nous sont confiées au Mozambique et dans d’autres régions du continent africain. Notre effort missionnaire cherche à fonder et à faire grandir les « petites communautés chrétiennes évangélisatrices », en veillant avant tout à la formation des animateurs locaux afin qu’ils sachent guider et soutenir la vie de ces jeunes communautés par leur témoignage.

Les activités sportives, artistiques, culturelles et de promotion humaine

Ce sont des moyens très efficaces d’attention à ceux qui sont encore « hors du troupeau ». Cette attention se traduit concrètement par des initiatives pastorales qui visent à atteindre ceux qui ne font pas encore partie d’un groupe, d’un mouvement, d’une association, de ministères laïcs représentés au niveau paroissial et est le fruit de notre proximité avec les périphéries humaines, géographiques, existentielles... Dans ce contexte, nous avons eu une bonne réponse des jeunes dans l’organisation des championnats de football et dans la réalisation de la représentation théatrale de la passion du Christ dans la paroisse S. Jean-Baptiste de Néfa entre 2012 et 2014. Par ailleurs, divers aveugles qui vivent autour des paroisses que nous animons au Mozambique, ont souvent bénéficié d’une aide pour améliorer leurs conditions de vie. Dans cet aspect, cependant, nous devons éviter de créer en eux une certaine forme de dépendance.

La question des projets socio-pastoraux

L’idéal de l’autosuffisance se manifeste dans la participation des fidèles à des initiatives qui nécessitent une contribution matérielle, voire financière. La solidarité entre les Églises, sans doute, demeure une valeur permanente. Mais une Église qui aspire à devenir adulte ne peut ignorer le devoir de prendre soin d’elle-même aussi sur le plan économique. Une économie qui dépend entièrement de l’extérieur, au lieu de promouvoir la contribution de ses propres fidèles, manquerait de perspective missionnaire. En effet, l’aide et le soutien qui, dans le passé, étaient destinés aux jeunes Eglises, doivent aujourd’hui être graduellement générés par ces mêmes Eglises en apprenant à donner généreusement de ce qu’elles sont et de ce qu’elles ont. Cela commence par un changement de mentalité des pasteurs et une prise de conscience de la part des fidèles de la nécessité de compter avant tout sur eux-mêmes. En ce qui concerne cette question, notre modeste expérience au Mozambique Cela nous a clairement montré que les gens, malgré les limites de leurs ressources, sont capables de collaborer lorsqu’ils se sentent impliqués et pris en compte dans nos projets et travaux.

L’AMV

D’après notre expérience, nous avons constaté qu’entre la première annonce et l’AMV, la frontière n’est pas étanche. Ce qui est beau et bon est attrayant en même temps. Si ce que nous faisons n’est ni attrayant ni fascinant, en particulier pour les jeunes, peut-être devrions-nous nous demander pourquoi. L’AMV, dans le cadre d’une paroisse missionnaire, est le « souffle » qui inspire toutes nos initiatives. Aucun groupe ou mouvement paroissial ne doit rester hors de portée de l’AMV. Nos célébrations liturgiques doivent aussi porter le signe de la mission et de la promotion vocationnelle. Il n’y a plus de contextes de travail missionnaire exclusivement réservés à la première annonce et d’autres uniquement dédiés à l’AMV. Avec les phénomènes de flux migratoires et d’exode rural dans toutes les parties du monde, l’AMV devrait être intégrée dès le début dans l’œuvre évangélisatrice même si l’accueil des jeunes candidats à la vie xavérienne dans nos maisons de formation n’aurait pas lieu immédiatement.

Le GAMiX et le Laicat xavérien

Je suis convaincu que le plus grand signe de croissance d’une communauté paroissiale missionnaire doit être recherché dans le zèle missionnaire des laïcs qui la constituent. Je considère ce signe comme un objectif décisif à atteindre. Malheureusement lorsque nous retournons en vacances dans nos paroisses d’origine fondées par les Xavériens, nous sommes parfois devenus des étrangers. Cette situation a lieu aujourd’hui dans de nombreuses paroisses fondées par nous et ensuite retournées aux diocèses où le départ des Xavériens est vécu dans la mémoire collective comme une page historique désormais fermée. Dans ces circonstances, la présence d’un groupe organisé de laïcs qui, dans le passé, avaient montré un certain intérêt pour la spiritualité missionnaire des Xavériens et qui étaient alors intégrés dans la famille charismatique, se présenterait comme un instrument précieux et stable à accompagner pour maintenir vivant l’esprit missionnaire. C’est dans cette même perspective qu’au Mozambique nous avons commencé le GAMiX dans la paroisse S. Ana de Dondo en juin 2018, soit 20 ans après notre arrivée sur cette terre de mission.

Pour élargir un peu plus le champ de cette réflexion, nous pouvons nous demander : pourquoi ne pas prendre des paroisses missionnaires dans les autres continents où nous sommes présents ? Avec le phénomène ancien et mondial de l’immigration - peut-être plus médiatisé ces dernières années l’ad gentes n’est plus reservé à une partie particulière du monde. Les non-chrétiens viennent maintenant à notre rencontre et cela peut être observé, de manière évidente, dans les territoires d’ancienne tradition chrétienne, comme le continent européen. Des groupes sociologiques d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, etc. se rencontrent partout en Italie, en France, en Espagne, en Angleterre, etc. Ils sont parfois nos voisins, ils vivent dans le même quartier que nous, formant un ensemble de personnes d’une certaine proportion. Ils nous demandent refuge, hospitalité, accueil, convivialité... mais ils ont aussi besoin du trésor le plus précieux que nous puissions offrir : la Parole de Dieu. En dehors des politiques publiques qui permettent de rendre plus ou moins possible le vivre-ensemble, ne serait-il pas opportun d’interpréter ce mouvement mondial des peuples comme un signe des temps de l’action missionnaire ? Quelle est notre réponse à cette situation par rapport à notre engagement ad gentes? Le Pape parle des « migrants comme paradigme de notre temps » (cf. Chritus vivit, nn. 91-94).

Au terme de ce partage, rappelons brièvement ce que nous avons voulu exprimer : dans les paroisses animées par nous dans le service de suppléance, notre mission - telle que décrite ci-dessus - n’est pas une réalité indistincte ou générique. Même lorsqu’il s’agit de collaborer au service d’une communauté paroissiale ou d’un groupe de paroisses sans assumer la charge complète, nous devons toujours garder à l’esprit le front de l’ad gentes comme notre orientation fondamentale. Le défi de l’ad gentes peut donc être affronté à la fois directement ou indirectement. Il pourrait cependant être très constructif pour nous, Xavériens, de rester ouverts à la possibilité de prendre en charge l’animation des paroisses où nous sommes, si l’église locale nous le propose. Quant à la question du personnel, là où il n’y a pas de difficultés migratoires ou administratives, on peut compter sans crainte sur la collaboration de confrères d’autres nations comme c’est le cas pour tout autre service missionnaire.

Bonne préparation pour le Chapitre Général à tous !


La Parrocchia Missionaria

In vista del prossimo Capitolo generale, questo articolo si presenta come una semplice condivisione fatta a partire da un’esperienza missionaria concreta, vissuta in mezzo ai confratelli e al popolo di Dio, lungo i dieci anni trascorsi in tre parrocchie: S. Giovanni Battista di Néfa (in Camerun), S. Ana di Dondo e S. Catarina di Sena (in Mozambico). Questo tema della “parrocchia missionaria” ci obbliga a riflettere sulla modalità della nostra presenza nelle parrocchie, i punti di maggiore attenzione nel nostro lavoro pastorale e la finalità missionaria che dovrebbe essere la specificità dei nostri servizi nel seno della comunità parrocchiale che la chiesa particolare affida alla famiglia saveriana.

Innanzitutto, è una grande fortuna e una reale opportunità quella di esercitare, svolgere e vivere il nostro carisma assumendo l’animazione delle parrocchie. Le nostre circoscrizioni impegnate nella pastorale delle parrocchie, testimoniano la ricchezza che significa per noi la cura di una comunità parrocchiale come mezzo di contatto con le persone e come espressione della nostra spiritualità missionaria. La parrocchia ci offre la possibilità d’interagire direttamente con la gente del luogo dove lavoriamo. Nel cammino storico della chiesa in Africa, in particolare, la presenza missionaria è stata collegata alla fondazione e all'animazione delle comunità cristiane chiamate ad essere organizzate gradualmente come parrocchia. Non è superfluo, dunque, accettare dalle diocesi dove lavoriamo la sfida di gestire una parrocchia. La problematica che vogliamo affrontare qui è sul COME farlo, cioè la caratteristica missionaria delle parrocchie a noi affidate.

Il servizio alla parrocchia, se non stiamo attenti, potrebbe presentarsi come un alibi se questo impenho ci porta ad essere meno preoccupati della vita saveriana nella circoscrizione. E un alibi se non diamo più importanza ai momenti comunitari vissuti insieme e che scandiscono il nostro cammino sinodale come famiglia. E un alibi se tale servizio non è sviluppato in comunione con i confratelli che sono passati prima di noi o tenendo in considerazione quelli che arriveranno dopo di noi. Da un lato c’è la ricerca dell'inserimento nella proposta pastorale diocesana che ha valore normativo e, dall’altro, l'imperiosa necessità di fare tutto in un orizzonte globale che non trascuri gli elementi fondamentali e costitutivi sia della nostra azione pastorale contestuale che l'eredità spirituale ricevuta dal nostro Fondatore. Il nostro carisma è un dono di Dio alla Chiesa universale e quindi anche per le chiese particolari dove siamo inseriti.

Tuttavia, nell'esperienza concreta, il rischio di fare il parroco oppure il vice parroco, dimenticando che prima di tutto siamo saveriani è considerevole. Il servizio alla parrocchia è una realtà che assumiamo senza togliere nulla alla nostra identità. Prima, durante e dopo l'esercizio temporaneo di qualsiasi incarico, il nostro carisma non può mai essere messo tra parentesi. La parrocchia, certamente, appartiene alla Chiesa locale e, in questo modo, obbedisce ad un piano pastorale diocesano definito dal vescovo. Ciononostante, la gestione di una parrocchia da parte nostra, dal momento in cui siamo dotati di una identità carismatica, deve portare qualcosa di più. Per qualcuno che ci osserva da fuori, il nostro essere saveriani non può ridursi soltanto ad una designazione nominale, ma anche alla forma di lavorare, esercitare, svolgere, operare ed effettuare il nostro servizio pastorale parrocchiale. Lo facciamo come comunità in missione e mantenendo sempre il legame con le linee guida della Ratio Missionis della circoscrizione o della congregazione.

Il Decreto Ad gentes del Concilio Vaticano II, aveva già posto la missione a livello della natura profonda della Chiesa. Inoltre, nel Magistero recente, la nozione di "Chiesa in uscita" è ben conosciuta. Non si tratta, quindi, di una realtà marginali che vogliamo introdurre, ma piuttosto di ricordarci che siamo nella Chiesa la sua memoria missionaria. Promoviamo, inoltre, una tensione missionaria dove rifiutiamo una semplice amministrazione ordinaria ridotta all'accompagnamento e al mantenimento di quello che abbiamo trovato nel luogo e che esiste già. La nostra presenza e la nostra azione devono essere un fattore di risveglio per la coscienza missionaria della Chiesa locale dove siamo inviati.

Detto questo, ci sono concretamente degli indicatori che ci aiutano a descrivere una parrocchia missionaria. Vogliamo ora enumerarne alcuni che ci sembrano essenziali.

Il Catecumenato

Al di là della memorizzazione di nozioni astratte, il catecumenato, basato sulla Sacra Scrittura, deve stabilire chiaramente un rapporto personale con Gesù, il quale ispira la vita cristiana in famiglia, nella comunità e nella società in generale. In Camerun, come in Mozambico e altrove in Africa, siamo stati spesso dei pionieri nell'elaborazione o nella traduzione di strumenti di catechesi. A questo proposito, uno degli esempi più recenti è l'iniziativa della traduzione in lingua Cissena dei nuovi manuali di catechesi dell'archidiocesi, con la partecipazione di una equipe di collaboratori laici della parrocchia S. Catarina di Sena, nel mese di aprile 2022.

La Pastorale della famiglia

È, in realtà, un prolungamento del cammino del catecumenato. L'avvento del covid-19 ci ha fatto sperimentare una forma diversa di portare avanti un tipo di catechesi coinvolgendo i genitori come catechisti dei propri figli. I genitori avevano la responsabilità di fare catechesi a quanti, tra i bambini e le bambine, non erano stati autorizzati a raggiungere gli altri gruppi a motivo della pandemia. Sono i genitori, infatti, i primi catechisti dei loro bambini. Molti di noi, infatti, abbiamo imparato a fare il segno della croce in famiglia prima ancora di entrare in Chiesa. In aggiunta, questa attività era accompagnata da visite periodiche dell'equipe missionaria della parrocchia per consolidare la fede delle famiglie, proprio nel periodo in cui non ci si poteva incontrare in parrocchia. È stata una riscoperta della vocazione preminente di ogni famiglia: quella di essere una “Chiesa domestica” in cui si prega, si ascolta la Parola di Dio, si condivide la fede e, se possibile, si riceve il sacramento eucaristico. È in questo quadro che assume significato la pastorale degli adolescenti, giovani, coppie e anziani.

Le comunità ecclesiali di base

Anche se la realtà delle comunità ecclesiali, dal Camerun al Mozambico, si riferisce ad entità diverse, in ogni caso si tratta di un insieme di famiglie che vivono nello stesso vicinato e che si incontrano regolarmente intorno alla Parola di Dio. È la continuazione della Pastorale della famiglia. In tante chiese locali, in Africa, anche se siamo stati all'avanguardia nella fondazione di comunità ecclesiali di base, tuttavia, cioè un traguardo costantemente da raggiungere. È un incessante richiamo soprattutto nelle missioni più estese ed impegnative come quelle che ci sono state affidate in Mozambico e in altre zone del continente africano. Il nostro sforzo missionario cerca di fondare e far crescere le “piccole comunità cristiane evangelizzatrici” prendendosi cura soprattutto della formazione dei leader locali perché sappiano guidare e sostenere la vita di queste giovani comunità con la loro testimonianza.

Le attività sportive, artistiche, culturale e di promozione umana

Questi sono mezzi molto efficaci di attenzione a quanti si trovano ancora "fuori dal gregge". Questa attenzione si traduce concretamente in iniziative pastorali che mirano a raggiungere quelli che non fanno ancora parte di nessun gruppo, movimento, associazione, ministeri laicali rappresentati a livello della parrocchia ed è frutto della nostra vicinanza alle periferie umane, geografiche, esistenziale, ecc. In questo ambito, abbiamo avuto una buona risposta da parte dei giovani nell’organizzazione del campionato di calcio e nella realizzazione della rappresentazione della passione di Cristo nella parrocchia S. Giovanni Battista di Néfa tra il 2012 e il 2014. Altresì varie persone non vedenti, che vivono nei dintorni delle parrocchie da noi gestite in Mozambico, hanno spesso beneficiato degli aiuti per migliorare la loro condizione di vita. In questo aspetto, però, si deve evitare di creare in loro qualche forma di dipendenza.

La questione dei progetti socio-pastorali

L'ideale dell'autosostentamento si verifica nella partecipazione dei fedeli nelle iniziative che richiedono un contributo materiale o anche finanziario. La solidarietà tra le Chiese, senza dubbio, è un valore permanente. Ma una chiesa che aspira a diventare adulta non può ignorare il dovere di prendersi cura di sé stessa anche a livello economico. Una economia che dipende completamente dall’esterno, invece di puntare sul contributo dei suoi propri fedeli, mancherebbe di prospettiva missionaria. Infatti, l'aiuto e il sostegno che in passato erano destinati alle giovani chiese, oggi devono essere gradualmente generati dalle stesse chiese imparando a donare con generosità da quello che sono e hanno. Questo comincia con un cambiamento di mentalità dei pastori e una presa di coscienza da parte dei fedeli della necessità di contare prima di tutto su loro stessi. Per quanto concerne questa questione, la nostra modesta esperienza in Mozambico ci ha dimostrato chiaramente che le persone, nonostante i limiti delle loro risorse, sono in grado di collaborare quando si sentono coinvolte e prese in considerazione nei nostri progetti e opere.

L'AMV.

Sulla base della nostra esperienza, abbiamo rilevato che tra il primo annuncio e l'AMV la frontiera non è chiusa. Ciò che è bello e buono è allo stesso tempo attraente. Se quello che facciamo non è attraente né affascinante, specialmente per i giovani, forse dovremmo chiederci il perché. L'AMV, nel contesto di una parrocchia missionaria, è il “soffio” che inspira tutte le nostre iniziative. Nessun gruppo o movimento parrocchiale può rimanere fuori dall’azione dell’ AMV. Anche le nostre celebrazioni liturgiche devono portare il segno della missione e della promozione vocazionale. Non esistono più contesti di lavoro missionario esclusivamente riservati al primo annuncio e altri unicamente dedicati all'AMV. Con i fenomeni dei flussi migratori e di esodo rurale in tutte le parti del mondo, l'AMV dovrebbe essere integrata sin dall'inizio all’opera evangelizzatrice anche se l’accoglienza dei giovani candidati alla vita saveriana nelle nostre case de formazione non avverrebbe subito.

Il GAMiX e il laicato saveriano

Sono convinto che il maggior segno di crescita di una comunità parrocchiale missionaria debba cercarsi nello slancio missionario dei laici che la costituiscono. Ritengo questo segno come un obiettivo determinante da raggiungere. Purtroppo quando ritorniamo per le vacanze alle nostre parrocchie di origine fondate dai Saveriani, a volte siamo diventati degli sconosciuti. Tale condizione avviene, oggi, in tante parrocchie da noi fondate e successivamente riconsegnate alle diocesi dove la partenza dei Saveriani è vissuta nella memoria collettiva come una pagina storica ormai chiusa. In queste circostanze, la presenza di un gruppo organizzato di laici che, in passato, avevano mostrato un certo interesse per la spiritualità missionaria dei Saveriani e che poi si erano integrati nella famiglia carismatica, si presenterebbe come uno strumento prezioso e stabile da accompagnare per mantenere vivo lo spirito missionario. È in questa stessa prospettiva che in Mozambico abbiamo dato inizio al GAMiX nella parrocchia S. Ana di Dondo nel giugno del 2018, 20 anni dopo il nostro arrivo in questa terra.

Per ampliare un po' di più il campo di questa riflessione, possiamo chiederci: perché non riprendere le parrocchie missionarie negli altri continenti dove siamo presenti? Con il fenomeno antico e globale dell’immigrazione - forse più mediatizzato in questi ultimi anni – l'ad gentes non è più collegato ad una particolare parte del mondo. I non cristiani vengono ormai al nostro incontro e questo si può osservare, in modo evidente, in territori di antica tradizione cristiana, come il continente europeo. Si incontrano ovunque in Italia, Francia, Spagna, Inghilterra, ecc. gruppi sociologici provenienti dall'Africa, dall'Asia, dall'America, ecc. Sono a volte i nostri vicini, abitano nel nostro stesso quartiere, formando un insieme di persone di una certa proporzione. Ci chiedono rifugio, ospitalità, accoglienza, cordialità...ma hanno anche bisogno del tesoro più prezioso che possiamo offrire: la Parola di Dio. A parte le politiche pubbliche che permettono più o meno di rendere possibile il vivere insieme, non sarebbe opportuno interpretare come segno dei tempi dell’azione missionaria questo movimento globale di popoli? Qual è la nostra risposta a questa situazione per quanto riguarda il nostro impegno ad gentes? Il Papa parla dei “migranti come paradigma del nostro tempo” (cf. Chritus vivit, nn. 91-94).

Al termine di questa condivisione, ricordiamo brevemente ciò che abbiamo voluto esprimere: nelle parrocchie animate da noi nel servizio di supplenza, la nostra missione - come descritta sopra - non è una realtà indistinta o generica. Anche quando si tratta di collaborare nel servizio in una comunità parrocchiale o di un insieme di parrocchie senza assumerne la guida, si deve tener sempre presente il fronte dell'ad gentes come orientamento fondamentale nostro. La sfida dell’ad gentes può così essere affrontata sia direttamente che indirettamente. Potrebbe, peraltro, essere molto costruttivo per noi Saveriani rimanere aperti alla possibilità di assumere l’animazione di parrocchie dove ci troviamo, se la chiesa locale ce lo propone. Quanto alla dimensione del personale, dove non esistono difficoltà migratorie o amministrative, si potrebbe contare senza paura sulla collaborazione di confratelli provenienti da altre nazioni come avviene per qualsiasi altro servizio missionario.

Una buona preparazione al Capitolo generale a tutti!


A Paróquia Missionária

Tendo em conta o próximo Capítulo Geral, este artigo é apresentado como uma simples partilha feita a partir de uma experiência missionária concreta, vivida entre os confrades e o povo de Deus, durante os dez anos passados em três paróquias: S. João Batista de Néfa (nos Camarões), S. Ana de Dondo e S. Catarina de Sena (em Moçambique). Este tema da "paróquia missionária" obriga-nos a refletir sobre as modalidades da nossa presença nas paróquias, os pontos de maior atenção no nosso trabalho pastoral e a finalidade missionária que deve ser a especificidade dos nossos serviços dentro da comunidade paroquial que a Igreja local confia à Família Xaveriana.

Em primeiro lugar, é uma grande fortuna e uma oportunidade real de exercitar, realizar e viver o nosso carisma assumindo a animação das paróquias. As nossas circunscrições envolvidas na pastoral das paróquias, testemunham a riqueza que significa para nós, o cuidado de uma comunidade paroquial como meio de contacto com as pessoas e como expressão da nossa espiritualidade missionária. A paróquia oferece-nos a oportunidade de interagir diretamente com as pessoas do local onde trabalhamos. No percurso histórico da Igreja em África, em particular, a presença missionária tem sido associada à fundação e animação das comunidades cristãs chamadas a ser gradualmente organizadas como paróquia. Não é supérfluo, portanto, aceitar das dioceses onde trabalhamos o desafio de gerir uma paróquia. A problematica que queremos abordar aqui é sobre COMO fazê-lo, ou seja, a característica missionária das paróquias que nos são confiadas.

O serviço à paróquia, se não tivermos cuidado, apresentar-se-ia como um álibi se este impenho nos levar a estar menos preocupados com a vida xaveriana na circunscrição. Um álibi se não damos mais importância aos momentos comunitários vividos juntos e que marcam a nossa caminhada sinodal como família. Um álibi se este serviço não for desenvolvido em comunhão com os confreres que passaram antes de nós ou tendo em conta aqueles que chegarão depois de nós. Por um lado, procura-se a inserção na proposta pastoral diocesana que tem valor normativo e, por outro, a imperiosa necessidade de fazer tudo num horizonte global que não negligencie os elementos fundamentais e constitutivos tanto da nossa ação pastoral contextual como do património espiritual recebido pelo nosso Fundador. O nosso carisma é um dom de Deus para a Igreja universal e, portanto, também para as igrejas particulares onde estamos inseridos.

No entanto, nella experiência concreta, o risco de ser pároco ou vigário, esquecendo que, antes de mais, somos xaverianos é considerável. O serviço à paróquia é uma realidade que assumimos sem tirar nada da nossa identidade. Antes, durante e depois do exercício temporário de qualquer cargo, o nosso carisma nunca poderá ser colocado entre parênteses. A paróquia, com certeza, pertence à Igreja local e, desta forma, obedece a um plano pastoral diocesano definido pelo bispo. No entanto, a gestão de uma paróquia da nossa parte, a partir do momento em que somos dotados de uma identidade carismática, deve trazer algo mais. Para alguém que nos observa de fora, o nosso ser Xaveriano não pode ser reduzido apenas a uma designação nominal, mas também à forma de trabalhar, exercitar e realizar o nosso serviço pastoral paroquial. Fazemos isto como comunidade em missão mantenendo sempre a ligação com as orientações da Ratio missionis da circunscrição ou da congregação.

O Decreto Ad gentes do Concílio Vaticano II já tinha colocado a missão ao nível da natureza profunda da Igreja. Além disso, no recente Magistério, a noção de "Igreja em saída" é bem conhecida. Não é, portanto, questão de uma realidade marginal que queremos introduzir, mas sim lembrar-nos de que estamos na Igreja a sua memória missionária. Promovemos essa tensão missionária em que rejeitamos uma simples administração ordinária reduzida ao acompanhamento e manutenção do que encontramos no lugar e que já existe. A nossa presença e a nossa ação devem ser um fator de despertar para a consciência missionária da Igreja local para onde somos enviados.

Dito isto, há indicadores concretos que nos ajudam a descrever uma paróquia missionária. Vamos agora enumerar alguns deles que nos parecem essenciais.

O catecumenato

Além de memorizar noções abstratas, o catecumenato, baseado nas Sagradas Escrituras, deve estabelecer claramente uma relação pessoal com Jesus, que inspira a vida cristã na família, na comunidade e na sociedade em geral. Nos Camarões, como em Moçambique e em outros lugares de África, temos sido muitas vezes pioneiros na elaboração ou tradução de ferramentas catequéticas. A este respeito, um dos exemplos mais recentes é a iniciativa de tradução em língua chissena dos novos manuais catequéticos da arquidiocese, com a participação de uma equipa de colaboradores leigos da paróquia S. Catarina de Sena, em abril de 2022.

A pastoral da família

É, na realidade, uma extensão do catecumenato. As restrições do covid-19 fez-nos experimentar uma forma diferente de realizar um tipo de catequese envolvendo os pais como catequistas dos próprios filhos. Os pais tinham a responsabilidade de dar catequese aos rapazes e raparigas que não tinham sido autorizados a juntar-se a outros grupos por causa da pandemia. Os pais, na verdade, são os primeiros catequistas dos seus filhos. Muitos de nós aprendemos, de facto, a fazer o sinal da cruz nas nossas famílias antes mesmo de entrarmos na Igreja. Além disso, esta atividade foi acompanhada de visitas periódicas da equipa missionária da paróquia para consolidar a fé das famílias, precisamente numa altura em que não era possível reunir-se na paróquia. Foi uma redescoberta da vocação proeminente de cada família: ser uma “Igreja doméstica” na qual se reza, se escuta a Palavra de Deus, se partilha a fé e, se possível, se recebe o sacramento eucarístico. É neste contexto que a pastoral específica de adolescentes, jovens, casais e idosos assume importância.

As comunidades eclesiais de base

Mesmo que a realidade das comunidades eclesiais, dos Camarões a Moçambique, se refira a diferentes entidades, em todo caso se trata de um conjunto de famílias que vivem no mesmo bairro e que se encontram regularmente em torno da Palavra de Deus. É a continuação da pastoral da família. Em muitas igrejas locais, em África, mesmo que tenhamos estado na vanguarda na fundação das comunidades eclesiais básicas, é sempre, um objetivo a alcançar. É um lembrete incessante, especialmente nas missões mais extensas e exigentes, como as que nos são confiadas em Moçambique e noutras áreas do continente africano. O nosso esforço missionário procura encontrar e desenvolver as "pequenas comunidades cristãs evangelizadoras", cuidando sobretudo da formação de líderes locais para que saibam orientar e apoiar a vida destas jovens comunidades com o seu testemunho.

As atividades desportivas, artísticas, culturais e de promoção humana

Estes são meios de atenção muito eficazes para aqueles que ainda estão "fora do rebanho". Esta atenção traduz-se concretamente em iniciativas pastorais que visam chegar a quem ainda não faz parte de qualquer grupo, movimento, associação, ministérios leigos representados a nível paroquial e é fruto da nossa proximidade com as periferias humanas, geográficas, existenciais, etc. Nesta área, tivemos uma boa resposta por parte dos jovens na organização do campeonato de futebol e na realização da representação da paixão de Cristo na paróquia S. João Batista de Néfa entre 2012 e 2014. Acerca disto vários cegos, que vivem perto das paróquias que gerimos em Moçambique, têm muitas vezes beneficiado da ajuda para melhorar as suas condições de vida. Neste aspeto, porém, temos de evitar de criar nas pessoas alguma forma de dependência.

A questão dos projetos socio-pastorais.

O ideal da autosustentabilidade manifesta-se, primeiro, na participação dos fiéis em iniciativas que exigem uma contribuição material ou mesmo financeira. A solidariedade entre as Igrejas è, sem dùvida, um valor permanente. Mas uma Igreja que aspira a tornar-se adulta não pode ignorar o dever de cuidar de si mesma também a nível económico. Uma economia que depende completamente do exterior, em vez de contar con a contribuição dos seus próprios fiéis, faltaria de perspetiva missionária. De facto, a ajuda e o apoio que no passado se destinavam a igrejas jovens, hoje devem ser gradualmente geradas pelas próprias igrejas, aprendendo a dar generosamente do que são e têm. Isto começa com uma mudança na mentalidade dos pastores e uma tomada de consciência por parte dos fiéis da necessidade de contar primeiro com si mesmos. No que diz respeito a esta questão, a nossa modesta experiência em Moçambique mostrou-nos claramente que as pessoas, apesar das limitações dos seus recursos, são capazes de colaborar quando se sentem envolvidas e levadas em conta nos nossos projetos e obras.

A AMV.

Com base na nossa experiência, podemos dizer que entre o “primeiro anúncio” e a AMV a fronteira não está fechada. O que é bonito e bom é atraente ao mesmo tempo. Se o que fazemos não é atraente nem fascinante, especialmente para os jovens, talvez devêssemos perguntar-nos porquê. A AMV, no contexto de uma paróquia missionária, é o "sopro do Espírito" de todas as nossas iniciativas. Nenhum grupo paroquial ou movimento pode permanecer fora da ação da AMV. As nossas celebrações litúrgicas devem também carregar o sinal da missão e da promoção das vocações. Já não existem contextos de trabalho missionário exclusivamente reservados para o “primeiro anúncio” e outros unicamente dedicados à AMV. Com os fenómenos dos fluxos migratórios e do êxodo rural em todas as partes do mundo, a AMV deve ser integrada desde o início no trabalho de evangelização, mesmo que a receção de jovens candidatos à vida xaveriana nas nossas casas de formação não se realize imediatamente.

O GAMiX e os Leigos xaverianos

Estou convencido de que o maior sinal de crescimento de uma comunidade paroquial missionária deve ser procurado no zelo missionário dos leigos que a constituem. Considero este sinal como um objetivo decisivo a atingir. Infelizmente quando voltamos para as férias para as nossas paróquias de origem fundadas pelos Xaverianos, às vezes nos tornamos estranhos. Esta situação ocorre hoje em muitas paróquias fundadas por nós e posteriormente devolvidas às dioceses onde a partida dos Xaverianos é vivida na memória coletiva como uma página histórica agora fechada. Nestas circunstâncias, a presença de um grupo organizado de leigos que, no passado, tinham demonstrado um certo interesse na espiritualidade missionária dos Xaverianos e que, em seguida, se integraram na nossa família carismática, apresentar-se-ia como um instrumento precioso e estável para acompanhar a fim de manter vivo o espírito missionário. É nesta mesma perspetiva que em Moçambique iniciámos o GAMiX na paróquia S. Ana de Dondo em Junho de 2018, 20 anos após a nossa chegada a esta terra.

Para alargar um pouco mais o campo desta reflexão, podemos perguntar-nós: porquê não retomar as paróquias missionárias nos outros continentes onde estamos presentes? Com o fenómeno antigo e global da imigração - talvez mais mediatizado nos últimos anos - o ad gentes já não está ligado a uma determinada parte do mundo. Os não-cristãos vêm agora ao nosso encontro e isso pode ser observado, de forma evidente, em territórios da antiga tradição cristã, como o continente europeu. Grupos sociológicos de África, Ásia, América, etc. encontram-se em toda a Itália, França, Espanha, Inglaterra, etc. Às vezes são nossos vizinhos, vivem no mesmo bairro que nós, formando um conjunto de pessoas de certa proporção. Pedem-nos refúgio, hospitalidade, simpatia... mas também precisam do tesouro mais precioso que podemos oferecer: a Palavra de Deus. Além das políticas públicas que possibilitam, mais ou menos, a convivência não seria apropriado interpretar este movimento global dos povos como um sinal dos tempos para a ação missionária? Qual é a nossa resposta a esta situação no que diz respeito ao nosso compromisso ad gentes? O Papa fala dos "migrantes como um paradigma do nosso tempo" (cf. Chritus vivit, nn. 91-94).

No final desta partilha, recordemos brevemente o que queríamos expressar: nas paróquias animadas por nós no ambito do serviço da suplência, a nossa missão - como acima descrito - não é uma realidade indistinta ou genérica. Mesmo quando se trata de colaborar ao serviço de uma comunidade paroquial ou de um grupo de paróquias sem assumir a sua liderança, o aspecto ad gentes deve ser sempre retido como nossa orientação fundamental. O desafio do ad gentes pode assim ser experimentado tanto direta como indiretamente. Poderia, no entanto, ser muito construtivo para nós Xaverians permanecer abertos à possibilidade de assumir a animação das paróquias onde estamos, se a igreja local nos propuser. Quanto à dimensão do pessoal, onde não existem dificuldades migratórias ou administrativas, pode-se contar, sem medo, com a colaboração de confrades de outras nações, como é o caso de qualquer outro serviço missionario.

Uma boa preparação para o Capítulo Geral para todos!

Robert Kowa Sado sx
28 Octubre 2022
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