
Bukavu, lundi 8 juin 2026
Chers tous, voici quelques nouvelles de notre vie ici à Bukavu. Comme vous pouvez le voir sur les photos, je vais bien et les confrères ne me laissent manquer de rien.
Ici à Bukavu, tout est calme, même si les gens ressentent les conséquences de la guerre en cours : fort chômage, augmentation des prix, commerce vers l'intérieur rendu dangereux par les nombreuses barrières des différents groupes armés. Cependant, les gens font preuve d'une grande résilience. En se promenant dans la ville, on rencontre beaucoup de gens : commerçants de toutes sortes, 'kadafi' (vendeuses/vendeurs de carburant en bouteille), ateliers de mécanique à ciel ouvert, menuiseries…
Beaucoup de jeunes trouvent du travail dans les nombreux chantiers de construction. Certains ont dit que si l'Église catholique n'assurait pas l'enseignement de base et les soins médicaux, la situation du pays serait encore plus dramatique.
Notre philosophât de Vamaro, composé de quatre pères et de 27 étudiants, termine l'année communautaire sans grandes difficultés, à l'exception des inévitables imprévus. Le père Barthélemy, recteur du PIB (Philosophât Isidore Bakanja) est bloqué à Kinshasa pour le renouvellement de ses documents et on ne sait pas s'il pourra revenir pour la clôture de l'année académique. Le recteur, p. Valentin, a attendu des mois pour renouveler son passeport. Il a enfin obtenu le visa pour l'Italie et prochainement, si Dieu le veut, il partira pour le Bel Paese pour participer au Congrès sur le Visage humain du Saverien. Nous sommes à deux, le p. Gilbert et moi. Nos étudiants ont commencé le 'blocus', période d'étude intense en vue des examens qui commenceront cette semaine.
Nous construisons la nouvelle aile du Philosophât parce que, si Dieu le veut, l'année prochaine nous aurons plus de 40 étudiants. Les travaux ralentissent à cause du manque de fonds. Notre chantier, qui donne du travail à beaucoup de personnes, est notre petit contribution contre la pauvreté.
Hier, nous avons célébré la solennité du Corpus Domini avec la participation habituelle, grande, joyeuse et dévote des fidèles. Les paroisses de la ville ont fêté des centaines d'enfants de la première communion.
Les fidèles participent en masse aux messes dominicales et en semaine, ainsi qu'à l'adoration. Pendant la semaine, après la messe, ils assistent aux bénédictions (baraka) de l'eau, du sel, du rosaire, des images sacrées et le vendredi des mères enceintes et des malades. Suit ensuite la confession qui peut parfois prendre une heure. Voici les puissants moyens de sanctification qui construisent la communion, offrent le pardon, la réconciliation et la guérison intérieure.
Ne dramatisons pas la situation, mettons notre confiance dans la Providence et hauts les cœurs. Merci à chacun de vous pour votre soutien tant spirituel que matériel .
Salutations à vous tous.
P. Gabriele Cimarelli

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