P. Luigi Simoncelli
Valbondione (Bergamo), 6 novembre 1931
Walungu (R.D. Congo), 10 febbraio 1970
Missionario perito tragicamente nel cielo di Bukavu (Zaire). Di anni 38. Sepolto ad Uvira - Zaire
Era nato a Valbondione, in alta Val Seriana (BG) il 6.XI.1931. La sua era una famiglia numerosa, educata cristianamente da babbo Domenico e mamma Virginia. Dal contatto con una piccola schiera di Apostolini Saveriani "sfollati" per la guerra nella vicina Gromo S. Marino, maturò la vocazione missionaria e nel 1944 entrava nella Scuola Apostolica di Grumone, proseguendo quindi gli studi delle Medie e del Ginnasio a Pedrengo e a Zelarino. Nel 1947 anche il fratello Giulio entra tra i Saveriani. Prima di entrare in Noviziato perdette la mamma: il dolorosissimo lutto lo legò maggiormente alla famiglia e lo rinvigorì contemporaneamente nella vocazione missionaria.
Professo il 12.X.1951, fu a Desio e quindi a Piacenza per gli studi filosofici e teologici. Amato e stimato dai compagni, coglieva tutte le occasioni per tenere i suoi discorsi comici da "sindaco a vita" della comunità.
Ordinato Sacerdote il 4.XI.1958 per le mani del Vescovo Missionario Mons. Dante Battaglierin, fu assegnato alla Scuola Apostolica di Alzano Lombardo. Un incidente motoristico all'inizio della sua attività sacerdotale condizionò tutto il suo avvenire inabilitandogli parzialmente il braccio destro e obbligandolo così a moderare la sua passione per i motori. Riparò a tale debolezza operando in modo singolare come Direttore Spirituale degli Aspiranti Missionari.
Dotato di una voce poderosa le sue parole rimbombavano come echi di montagna. Quando cantava, sembrava un basso da teatro lirico e sosteneva un coro da solo. Gustava immensamente la musica popolare, le canzoni del suo paese, quelle che si cantavano in casa nei matrimoni dei fratelli.
Crescendogli in animo il desiderio della vita missionaria diretta, chiese di poter partire con suo fratello. Giulio. A fine agosto 1968, dopo una grande festa di addio nel paese natale, i due fratelli partirono per il Belgio e quindi nel gennaio 1969 volarono per l'Africa: imparata la lingua kiswahili iniziarono il lavoro missionario a Nwenga, nell'altopiano dell'Urega.
Dopo appena un anno di lavoro entusiasmante la tragedia: il piccolo aereo sul quale viaggiavano i PP. Luigi Sixnoncelli, Narciso Guerini e Fr. Pirani si schiantava sulla roccia dei colli di Walungu. Era il 10.2.1970.
Fr. Luigi Simoncelli
Valbondione (Bergamo), 6 novembre 1931
Walungu (R.D. Congo), 10 febbraio 1970
Fr. Luigi Simoncelli died in a small airplane accident in the mountains near Walungu (Congo) on Feb. 10 1970, together with Xaverians Fr. N. Guerini and Br. Pirani. He was 38 years old, born at Valbondione in Valseriana (Bergamo) on Nov. 6 1931.
Coming from a Christian family with numerous children, Fr. Luigi came in contact with the “ refugee ” Xaverian community of young students at Gromo S. Marino during World War II. In this context, he matured his decision to enter the Xaverians at the Apostolic School of Grumone in 1944, and then continued his studies at Pedrengo and Zelarino. Just before entering Novitiate, his mother died. This event, though a painful and great loss for him, enabled him to be more in touch with his own family, and commit himself more deeply to the missionary call.
He professed religious vows on Oct. 12 1951 at the end of the year of Novitiate at S. Pietro in Vincoli (Ravenna), and then continued at Desio and Piacenza for philosophy and theology studies. He was well esteemed and loved by his classmates, especially on entertainment nights, when he would perform the role of the “mayor for life” in the community.
Msgr. Dante Battaglierin ordained him priest on Nov. 4 1958, and his first assignment was formation work at Alzano Lombardo (Bergamo). Unfortunately, he suffered a car accident, which limited his mobility of his right arm, and his ministerial services in the parishes. Yet, he served as Spiritual Director of the young community of students, with a great influence on them.
Fr. Luigi Simoncelli had a thundering voice, and his words would echo as if in the mountains. Whenever he sang, he sounded like a bass in a lyric theater, and he could sustain a choir by himself. He loved popular music, especially the songs he sang in his youth, and those popular at weddings.
But his desire for direct mission activity increased with the passing of the years, and asked if he could join his Xaverian blood brother, Fr. Giulio Simoncelli, in a mission departure for Congo. There was a great departure feast at Valbondione at the end of Aug. 1968 when the two Simoncelli brothers said farewell to their own people. After a few months in Belgium for French studies, they reached Central Africa in Jan. 1969. They studied the kiswahili language, and served in the plain of Urega, at Mwenga.
Unfortunately, after one year of enthusiastic missionary work, the tragedy occurred. An overloaded plane carrying construction material for future buildings, piloted by Brother Pirani, with passangers Frs. Luigi Simoncelli and Narciso Guerini, smashed on the rocky mountains of Walungu, during a bad storm, killing all three of our confreres. It was Feb. 10 1970.
Père Luigi Simoncelli
Né à Valbondione (Bergame – Italie), le 06.11.1931
Décédé à Walungu (R.D.Congo), le 10.02.1970
38 ans, Missionnaire en RDC à Mwenga
Missionnaire décédé tragiquement dans un crash aérien.
Il était né à Valbondione, le dernier village de la vallée Seriana (Bergame), le 6 novembre 1931. Il est donc né le lendemain de la mort du Fondateur des Missionnaires Xavériens : Dès que Mgr Conforti fut arrivé au ciel –disait-il – il a accéléré ma naissance . Issu d’une famille nombreuse, il reçut une sainte éducation chrétienne de son père Dominique et de sa mère Monique-Virginie. Il connut les Xavériens pendant leur séjour prolongé dans un village voisin, à Gromo San Marino, où ils s’étaient abrités pendant la deuxième guerre mondiale. C’est ainsi qu’en 1944 il décida de quitter son village natal pour l’aventure missionnaire. La première étape fut à Grumone (Crémone), ensuite à Pedrengo (Bergame), puis à Zelarino (Venise) et enfin à Piacenza, où il termina ses études secondaires. Entre-temps, en 1947, Giulio, le cadet de la famille, le suivra pour devenir, lui aussi, missionnaire xavérien. En 1950, leur maman, qui était la source de leur vocation missionnaire, les quittera pour la Maison du Père. Ce fut une épreuve douloureuse qui donna plus de force à leur appel : après son départ, elle fut intimement présente dans leur vie missionnaire.
Luigi fit sa profession religieuse le 12 octobre 1951. Au cours des études de philosophie à Desio (Milan), il mit en exergue ses multiples qualités de chanteur et d’acteur. Il avait une voix très forte et bien modulée de ténor et avec son frère Giulio, et sa voix de basse, ils constituaient à eux seuls une chorale. Il adorait les chants populaires, surtout les chants traditionnels de son village, ceux qui se chantent dans les fêtes familiales. C’est à Desio qu’il commença sa longue carrière de « Maire de la cité communautaire », avec ses discours très amusants et très attendus. Il termina sa formation théologique à Piacenza et à Parme pour la dernière année, où il reçut l’ordination sacerdotale, le 09 novembre 1958, par l’imposition des mains de l’évêque missionnaire xavérien, Mgr Dante Battaglierin.
Il vécut son sacerdoce sous le signe de l’Eucharistie. D’ailleurs, son programme de vie était : Ils le reconnurent à la fraction du Pain (Lc 24, 35). Il fut affecté à la maison de formation d’Alzano (Bergame) où il rendit le service de Père Spirituel. Il y restera neuf ans. Au tout début de son ministère sacerdotal il connut un accident de moto qui entraîna une paralysie de son bras droit. Grâce à une exceptionnelle force de volonté et à l’aide d’exercices physiques assidus, il réussit à récupérer quasiment ses facultés.
Le désir de se donner concrètement sur le terrain missionnaire augmentait de plus en plus. Lorsqu’en 1968, il reçut finalement la nouvelle de partir pour la Mission du Congo, il écrivit à son frère Giulio : In exitu Israel de Egipto , finalement je quitte la terre d’exil pour la terre promise. Il voyait se réaliser le rêve de toute sa vie. Il était heureux de partir avec son frère. En août 1968 ils partirent en Belgique pour un cours intensif de français et, ensuite, à Bujumbura (Burundi) pour un stage de langue swahili. Luigi ne perdait pas son temps et, pour être un missionnaire exemplaire, il s’engagea à passer le permis de conduire. Il en était heureux. Après ce stage, Mgr Catarzi, évêque du diocèse d’Uvira (R.D. Congo), envoya les deux frères à Mwenga. Dans le but d’accélérer l’apprentissage de la langue locale et de s’exercer à bien conduire, Louis accepta d’assurer l’économat de la communauté. Une fois de plus, il en était enthousiaste.
A la veille d’un voyage, où il devait partir de Bukavu pour rentrer à Mwenga, pendant la messe célébrée à l’occasion de l’anniversaire de naissance d’un confrère, il dit : Chaque année qui passe, c’est un pas qui nous rapproche de l’Eternelle Jeunesse . Le lendemain, le 10 février, l’avion qui le transportait, percuta la montagne de Walungu. Louis, avec ses confrères Guerini et Pirani, continuèrent ensemble, le voyage vers la Maison du Père, où il put embrasser sa maman.
(cf. E. FERRO, Notiziario Saveriano n. 78)
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